La rentrée était à Caudry

C’est la rentrée ! Pour mes salons en tout cas. En effet, j’étais ce week-end des 25 et 26 janvier 2020 au salon du livre de Caudry (Nord) toujours organisé par Yvon Olivier. C’est la troisième fois que ce participais à ce forum. Les ventes ont été correctes, et j’ai pu une nouvelle fois retrouver mes confrères écrivains, ainsi que des lecteurs que j’avais croisé dans ce même salon.
Ajoutons que je vends toujours plusieurs livres du Héron d’argent, livres (la trilogie « Les sept portes de l’apocalypse », « Fissures noires », « La cité des abysses »…) comme albums (« L’encyclopédie des revenants et des non morts », « Bambou le Panda roux »).
A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

Mes réflexions sur les reprises

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des reprises. Des oeuvres littéraires qui sont reprises par de nouveaux auteurs. Le cas de figure se présente lorsque le créateur de l’oeuvre et de ses personnages décède, ou lorsqu’il souhaite tout simplement passer la main.
La semaine dernière, on parlait des BD. Restons sur l’exemple du neuvième art. Beaucoup de BD bien connues ont été reprises par de nouveaux auteurs ces dernières années : Achdé et Laurent Gerra ont succédé à Morris pour Lucky Luke, Jean-Yves Ferri et Didier Conrad ont pris la relève de Goscinny et Uderzo pour Astérix… Je viens justement de lire le dernier tome des aventures d’Astérix, « La fille de Vercingétorix ».
Je trouve le principe de la reprise à double tranchant. D’un côté, on peut considérer que les lecteurs seront heureux de voir leur série se poursuivre et leurs personnages continuer à vivre. D’un autre, j’ai envie de dire qu’un nouvel auteur ne pourra jamais réellement égaler l’oeuvre de l’auteur originel et son talent. L’auteur d’origine aurait-il vraiment fait évoluer ses personnages de la façon dont son successeur ? Aurait-il vraiment voulu qu’un autre prenne la relève ? Ça se discute.
En lisant « La fille de Vercingétorix », j’ai noté une réelle volonté des auteurs de conserver l’esprit de la saga Astérix : les jeux de mots, le comique de répétition, l’histoire et la culture de l’Antiquité… Je ne dis pas que leur travail est mauvais, loin de là, mais je trouve qu’il y a quelque chose en moins. Je ne saurais même pas exactement dire quoi, c’est plus un ressenti. Mais les dessins ne sont pas exactement les mêmes. Moi, je préférerais que mes personnages restent ce qu’ils sont.
Les reprises ne sont évidemment pas propre à la BD: par exemple, plusieurs auteurs ont tenté de donner une fin au roman inachevé « Perceval ou le roman du Graal », de Chrétien de Troyes. Au cinéma, Michael Crichton n’est l’auteur que des deux premiers Jurassic Park !
Et vous, qu’en pensez-vous ? Mieux vaut-il reprendre une série pour continuer d’exploiter son potentiel, ou laisser le passé où il est ? J’attends vos commentaires ! Très bonne journée à tous !

Zoom sur le neuvième art

Chronique de la semaine!
Aujourd’hui, on va parler des bandes dessinées.
La BD est souvent la première lecture autonome des enfants. En effet, la bande dessinée est une approche facile de la lecture: on y trouve peu de texte, mais plus de dessins. Le lecteur peut ainsi se représenter tout de suite l’histoire et ses personnages. Mes premières lectures ont été, comme beaucoup d’entre nous je pense, à base de « Schtroumpfs », « Gaston Lagaffe » ou « Astérix ».
Le plus par rapport au livre, c’est que la BD est plus expressive. Les émotions des personnages sont immédiatement visibles, le ton qu’ils emploient aussi. En effet, pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre qu’un personnage est énervé ou crie quand son visage est dessiné tout rouge ou que son texte est écrit avec des lettres énormes ! Et les enfants ont encore besoin de ce contact visuel avant de passer à un autre niveau de lecture. Les onomatopées aident aussi à rentrer plus vite dans la bande dessinée.
J’ai longtemps associé les bandes dessinées à l’enfance. Mais une rencontre, il y a de cela quelques années, m’a fait changer d’avis. En effet, je parlais avec l’organisateur d’un festival de BD, qui m’a expliqué que les bandes dessinées n’étaient pas forcément associées à la jeunesse, à la distraction et au rire. C’est un cliché. Les BD peuvent aborder des sujets tout à fait sérieux comme la Grande Guerre. La BD est un support de lecture pour tous les âges, au même titre que les livres.
On trouve d’ailleurs nombre de retranscriptions d’oeuvres connues en BD, comme la saga « Millenium » de Stieg Larsson. C’est un moyen d’élargir l’audience du lectorat. J’ai moi-même été étonné, en lisant un jour une BD, de voir qu’une ambiance tout à fait dramatique se dégageaient des cases et des personnages sous mes yeux. C’était aussi expressif que dans un film. Les BD peuvent retranscrire toutes les émotions et aborder tous les sujets. Il existe même une collection de BD qui met en scène les Papes de notre histoire.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Lisez-vous souvent des bandes dessinées ? Qu’ont-elles de différent des romans ? Peut-on tout retranscrire en BD ? A vos claviers !

Mon rapport au paranormal

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du paranormal. Vous le savez, le paranormal est plus que présent dans mes livres, puisque j’ai rédigé des histoires à caractère fantastique. On m’a déjà demandé si je croyais aux phénomènes paranormaux. Après tout, vu ce que j’écris, la question est légitime, non ?
Disons que je suis… ouvert sur le sujet.
Mais je pense avant toute chose qu’on a tendance à qualifier un peu vite de « paranormal » des phénomènes que nous ne sommes pas capables d’expliquer avec notre culture du moment. Les exemples dans l’histoire sont nombreux, alors que des découvertes scientifiques ont apporté un éclairage nouveau sur ce qu’on croyait être du paranormal. De plus, des faits ont pu être, à cause de l’imperfection de la transmission orale, déformés avec le temps, amenant à croire qu’il s’agissait de phénomènes paranormaux alors qu’il n’en était rien.
Ce qu’on peut qualifier de paranormal n’est souvent rien d’autre qu’une perception altérée de la réalité de notre part. Cela peut être une forme d’hallucination, due à différents sentiments: la peur, le désir… Notre cerveau va nous faire voir ce qu’on veut croire. Parfois, on peut être dans un état de somnolence, commencer à rêver, et confondre cela avec la réalité. D’autres phénomènes sont explicables: l’hypnose, c’est savoir capter et prolonger un état de semi-conscience.
La personnalité et le fonctionnement des individus est aussi une explication: par exemple, je pense que la voyance n’est rien d’autre qu’une intuition, une observation et des impressions de déjà vues bien travaillées.
Mais, comme je le disais, je reste ouvert. Je ne crois pas à des extraterrestres tout verts à cinq bras voyageant en soucoupe volante, mais en d’autres formes de vie différentes de l’être humain. Je ne crois pas aux fantômes ou à la réincarnation, mais la mort compte beaucoup de mystères qui m’intriguent.
On dit que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau, et la Terre ne représente qu’un petit tout point dans l’univers, alors nous avons encore bien des choses à découvrir ! Si je devais me rendre à un colloque sur les phénomènes paranormaux, ou lire un livre sur le sujet, je dirais pourquoi pas !
Et vous, qu’en pensez-vous ? Croyez-vous au paranormal ou pensez-vous que tout est explicable ? A vos claviers !

« Prête-moi ta plume »

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des prête-plume.
Revenons d’abord sur la définition. Il y a dix ans, au moment où Jacques Chirac avait sorti le premier tome de son autobiographie, je disais à une de mes collègues que j’avais apprécié ce livre. Elle avait répondu sur un ton ironique: « Ce n’est pas lui qui l’a écrit… » Au début, je n’ai pas bien compris son commentaire, puis je me suis intéressé au rôle des prête-plume : ces personnes qui écrivent un livre pour le compte d’une autre, souvent célèbre.
On a tous vu nos politiques se transformer subitement en écrivains, en sortant un livre toujours au bon moment : pendant une campagne électorale, lorsqu’ils quittent un ministère… Ils ont besoin de publier un livre parce que c’est pour eux un moyen de communication supplémentaire et efficace. En réalité, rares sont les politiques qui ont réellement écrit leur livre. Mais les prête-plume ne concernent pas que le monde politique. Il existe d’autres exemples fameux dans l’histoire, le plus célèbre étant celui d’Auguste Maquet qui travaillait pour le compte Alexandre Dumas père.
Le recours à un prête-plume est une pratique plus ou moins taboue, connue du public et admise par l’auteur. Le nom du véritable écrivain est souvent un secret bien gardé par l’auteur officiel. Le prête-plume est quelqu’un qui travaille vraiment dans le milieu littéraire: écrivain, journaliste, professeur de lettres… On ne peut pas vraiment condamner le recours à un prête-plume, c’est une pratique séculaire. C’est peut-être moralement discutable, mais il n’y a rien d’illégal. Mais c’est toujours plus honnête de la part de celui qui signe d’avouer qu’il a bénéficié des services d’un écrivain fantôme ! Pour en revenir à Jacques Chirac, notons qu’il avait prison soin de cosigner ses mémoires du nom de l’historien Jean-Luc Barré.
C’est un geste d’autant plus élégant que le rôle de prête-plume est souvent ingrat: l’écrivain fantôme doit accepter de rester dans l’ombre, et de voir son talent attribué à un autre.
En ce qui me concerne, je ne crois pas que je serais prêt à accepter le rôle de prête-plume. Je ne crois pas que je serais prêt à faire tout le boulot sans en retirer bénéfice ou reconnaissance. Ou alors, j’exigerais que mon nom soit inscrit sur le livre. Je conclurai en disant que je n’ai jamais eu recours à un prête plume: mes romans sont bien les miens ! J’ai d’ailleurs toujours les brouillons en ma possession.
Et vous, que pensez-vous du recours au prête-plumes ?
A vos claviers !

Qu’est-ce qu’un geek ?

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va évoquer les geeks ! C’est l’occasion de (re)parler de certains salons très spécialisés auxquels j’ai eu l’occasion de participer ces dernières années. Je pense aux Geek days de Lille en 2017, et à la convention Metztorii de Metz, à laquelle j’étais en mai de cette année.
Ce ne sont pas seulement des salons du fantastique : c’est plus vaste que cela. Ce sont des salons au thème plus large, à l’ambiance différente des salons du fantastique tels que le Valjoly’maginaire ou le Dormantastique. Les expositions sont plus variées. On ne trouve pas seulement des livres, mais beaucoup de cosplay, des jeux vidéos, des maquettes, des expositions sur des films ou encore des robots !
J’ai accepté de me rendre à ces salons car j’ai pensé que mes livres pouvaient y trouver leur place. Le fantastique fait partie de la culture geek. Ces salons sont effectivement organisés à l’adresse d’un public geek.
Mais qu’est-ce qu’un geek, au juste ? Ce terme désigne, dans l’inconscient collectif, une personne passionnée d’informatique, d’internet, de nouvelles technologies numériques et de jeux vidéos. Mais aussi un féru de fantastique et de science-fiction. Ce terme est souvent employé de manière péjorative parce qu’il désigne une personne qui vit dans le monde de ses passions, quitte à se couper dans la réalité. On assimile souvent le geek à un ringard à grosses lunettes…
Mais il faut rendre aux geeks leurs lettres de noblesse. Le geek est aussi vu comme une personne intelligente, curieuse, apte à faire des découvertes. Et puis, nous sommes tous plus ou moins geeks. Tout le monde a un jour joué aux jeux vidéo, aimé une saga de films fantastiques ou passé du temps sur un ordinateur !
On a tendance à employer le terme « geek » à tout va, en le confondant avec d’autres mots. Rappelons leur différences. Un geek n’est pas forcément un gamer: ce terme désigne une personne qui joue de manière assidue aux jeux vidéo. Geek et nerd ne sont pas non plus synonymes: un nerd est une personne souvent solitaire, passionnée par des sujets peu accessibles, inconnus, souvent liés aux sciences et aux mathématiques. Un nolife est asocial: c’est une personne qui passe tout son temps à exercer sa passion, jusqu’à se couper complètement de la société.
En ce qui me concerne, je ne me suis jamais considéré comme un geek -on ne m’a d’ailleurs jamais désigné comme tel- mais plus comme un passionné de fantastique. Mais il n’y a pas que le fantastique dans ma vie ! J’ai un travail et d’autres passions. J’ai bien eu ma période jeux vidéos au collège -j’adorais jouer à Tekken-, un loisir qui s’est estompé par la suite.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Selon vous, qu’est-ce qu’un geek ? Vous considérez-vous comme tels ? A vos claviers !

Zoom sur les annexes d’un livre

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des annexes d’un livre. Un roman n’est pas seulement un texte. L’auteur ou l’éditeur peut choisir de l’enrichir avec divers ajouts.
Le premier type d’annexe à laquelle je pense, c’est les notes de bas de page. Elles ont diverses fonctions: traduire un terme, définir un mot, apporter une brève explication historique, citer une référence… Des précisions qu’on préfère placer hors du texte principal, afin de ne pas en freiner ou alourdir la lecture. L’intérêt des notes de bas de page réside dans leur concision : elles ne doivent pas prendre le pas sur le texte principal. Une ou deux lignes suffisent. Il faut aussi qu’elles soient rédigées dans une police plus petite, pour les rendre identifiables.
En cas de besoin de définition plus conséquent de certains termes, il y a l’option lexique, placé à ce moment-là à la fin du roman. Le lexique peut prendre plusieurs pages et s’apparenter à un véritable petit dictionnaire. C’est aussi en fin de livre qu’on place le plus souvent une chronologie détaillée. Mais là, il ne s’agit plus seulement de romans, mais de livres à caractère historique, de documents de travail, de mémoires, de thèses…
Le placement d’une carte au début du roman est une option utilisée par la maison d’édition Le Héron d’argent. L’intérêt: pouvoir situer rapidement une histoire dans l’espace, lorsque le scénario se déroule dans une zone géographique peu ou moins connue dans notre culture. Mon prochain roman, Les dragons de Venise, comportera une carte représentant la cité des doges. Une carte dont j’ai fait le croquis, et qui a été finalisée par une illustratrice.
J’ai déjà eu l’occasion de parler des illustrations dans une précédente chronique: dessins ou photos disséminés sur des pages du livre apportent également une respiration au cours de la lecture, et permettent de compléter le texte. Mon prochain roman comportera également des illustrations intérieures.
Toutes ces annexes, sont, en général, le signe d’un livre richement documenté, et qui apporte un plus en ne se limitant pas à de la simple fiction.
Et vous qu’en pensez-vous ? Ces annexes sont-elles des éléments auxquels vous faites attention en lisant un roman ? Les jugez-vous nécessaires ou au contraire vous préférez vous en passer ? A vos réactions, et… bon week-end !

Mes réflexions sur la table des matières

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler de la table des matières. 
On trouve une table des matières dans La Jamélienne, mais pas le Mooga. Ce n’est pas un choix de ma part, c’est la biographe de mon deuxième livre qui a décidé d’y ajouter une table des matières et ce n’est pas plus mal ! 
Je trouve que la table des matières a un côté professionnalisant : elle envoie le message que le texte est suffisamment long, construit et intéressant pour pouvoir le référer dans une table des matières, parfois simplement abrégée dans certains ouvrages « table ».
Mais où placer cette table des matières ? Au début ou à la fin ? Je vois cela plus naturellement à la fin d’un ouvrage, comme une sorte de synthèse du livre. Il n’y a pas d’obligation en termes de table des matières, mais c’est toujours préférable: plus un livre est volumineux -au-delà de 200 pages je dirais-, plus la table des matières s’impose pour se repérer dans les chapitres et les pages qui leur correspondent.  
Les logiciels de création de documents écrits (Word, pages…) proposent une option de création de table des matières. L’important est de faire une table des matières bien aérée.
On ne le sait pas toujours, mais sommaire et table des matières ne sont pas deux concepts identiques. Le sommaire, comme son nom l’indique, est plus synthétique que la table des matières. Il présente les grandes parties de l’ouvrage et est généralement placé au début du livre. Tandis que la table des matière détaille tous les chapitres et composantes du livre (prologue, épilogue…).
Est-il utile d’avoir un sommaire et une table des matières ? Pour moi, l’un des deux suffit. Pour un roman, je pense que le plus approprié est la table des matières. Le sommaire est plus utile pour les documents tels que thèses, mémoires, mais aussi les journaux, les magazines…
Et vous, qu’en pensez-vous ? J’attends vos commentaires !

De l’art de la biographie

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler de la biographie. Comment rédiger une bonne biographie pour une quatrième de couverture ?
Qui a rédigé ma biographie présente sur mes livres ? Eh bien c’est moi ! Je me souviens d’une consigne qui m’avait été donnée à l’époque de la première publication de mes livres, chez 7 Ecrit : écrire à la troisième personne. Cela fait un peu bizarre de devoir parler de soi à la troisième personne, mais soit. La biographie consiste à retracer son parcours dans les grandes lignes : ce n’est pas un CV, inutile de rentrer dans les détails et de raconter toute sa vie. Ce qui est important à mon sens, c’est de préciser le métier qu’on exerce au moment de la publication du livre, les études qu’on a suivies, le lien de l’auteur avec la littérature, et d’expliquer comment on en est arrivé à écrire le livre en question.
La biographie doit toujours apporter quelque chose de nouveau en complétant le résumé du livre : elle apporte un éclairage sur l’ouvrage et son contenu. Si le livre est une autobiographie, la biographie ne doit pas répéter le résumé !
Il est important de faire une biographie intemporelle, c’est-à-dire dont la plupart de éléments seront encore vrais dans cinq ans, dix ans… Mieux vaut préciser sa date de naissance plutôt que son âge. Si on inscrit : « l’auteur a 32 ans », ce ne sera plus le cas dans X années. Je préfère une biographie commençant par « Né en 1987″… La biographie est un peu la carte d’identité de l’auteur ! Elle doit correspondre le plus possible à la réalité de sa vie. Il faut dégager les éléments qui font l’identité de l’auteur… et être le plus objectif possible !
Chose importante également: la photo ! Elle a intérêt à être bien choisie. Je pense que la photo la mieux adaptée est celle qui est cadrée sur le visage, ni de trop près ni de trop loin. Cela peut paraître évident, mais il faut choisir une photo qui nous ressemble: il faut être reconnaissable, et à son avantage. Une photo de face, avec un fond neutre, est pour moi ce qu’il y a de plus approprié. Un sourire sur la photo n’est pas de trop !
Cela étant, la biographie n’est pas obligatoire ! Certains auteurs ou éditeurs choisissent tout simplement de ne pas en publier. Alors, pour en savoir plus sur l’auteur, référez-vous au site de l’éditeur ou de l’écrivain… Ou allez à sa rencontre en salon !
A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !

Faire un bon résumé

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du résumé. Du résumé du livre présent sur la quatrième de couverture. Qu’est-ce qu’un bon résumé ? Un livre s’achète en grande partie grâce au résumé, donc celui-ci doit être réussi !
Un bon résumé doit inciter le lecteur à rentrer dans le livre, sans trop en dire. Il doit présenter les personnages et les enjeux de l’intrigue. Il peut soulever des interrogations. Mais il ne doit pas être trop vague non plus. Evidemment, le résumé ne doit pas raconter la fin du livre ou la laisser deviner, mais seulement exposer la situation initiale et les péripéties qui s’annoncent. Le résumé doit être court ! Il doit être lu en quelques secondes. Inutile de le faire parcourir sur toute la quatrième de couverture, sinon le lecteur décrochera très vite.
Comme pour le titre d’un livre, je dirais aussi qu’un résumé doit être instinctif. Il ne faut pas trop y réfléchir. Il faut se demander: « Que raconte le livre ? » Et pouvoir répondre en quelques phrases. Je me souviens que j’avais écrit le résumé du Mooga d’un seul jet, et je n’ai pas changé un mot depuis. Pour La Jamélienne, j’ai dû y réfléchir davantage parce que l’intrigue est plus complexe et plus riche. Plus l’intrigue d’un livre est complexe, plus le résumé est difficile à rédiger. La priorité, dans tous les cas: viser la simplicité.
Comment terminer le résumé ? Pour moi, la ponctuation est importante car elle envoie certains messages. En terminant le résumé par trois petits points de suspension, le résumé évoque un mystère et laisse la porte ouverte sur la suite du récit ainsi que sur les révélations que le lecteur peut y trouver. Avec un résumé qui se termine par un ultime point d’interrogation, le résumé évoque un livre à l’intrigue plutôt haletante.
Quand je présente mon livre à l’oral, lors des salons, les visiteurs me disent parfois « Ne me racontez pas tout ! » mais je ne dis rien de plus que ce qu’il y a sur la quatrième de couverture. Le résumé de La Jamélienne ne révèle d’ailleurs pas la fin de La malédiction du Mooga.
En conclusion, si votre résumé est réussi, il incitera le lecteur à en savoir plus, et dans le meilleur des cas à acheter l’ouvrage. Sinon, c’est que le livre ne l’inspire tout simplement pas !
A la semaine prochaine pour une semaine chronique !