De l’art de faire des chapitres

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des chapitres. Plus précisément de leur longueur. 
Quand je lis un livre, j’aime avoir affaire à des chapitres courts. Je vérifie donc souvent la longueur du chapitre avant de m’y plonger. Pour moi, des chapitres courts sont garants d’un bon rythme du récit : un roman dynamique offre des chapitres succincts. Je n’aime pas interrompre ma lecture en plein milieu d’un chapitre: pour moi, cela signifie qu’il aura été trop long, que j’ai l’impression de lire un livre qui traîne en longueur et dont j’aurai du mal à reprendre la lecture.
En écrivant mes romans, je ne me suis pas fixé de longueur précise pour chacun des chapitres. Je les ai interrompus au moment où c’était opportun pour le récit et sa progression: après des révélations, après une scène d’action, ou au contraire quand une scène d’action s’annonce… Le tout étant de laisser au lecteur le temps d’assimiler les derniers événements.
J’ai cherché à limiter le nombre de chapitres dans mes romans. Je comptais en rédiger une vingtaine. Chose que j’ai pu à peu près respecter: le Mooga compte 19 chapitres, la Jamélienne 21. Au départ, la Jamélienne comptait 20 chapitres mais j’ai finalement dû en scinder un en deux vers la fin du récit. Les derniers chapitres de La Jamélienne sont toutefois plus longs que ceux du début, les chapitres 16 et 20 faisant 24 pages. Les chapitres se sont « dessinés » assez naturellement.
Mon prochain livre ne sera pas sur le même régime de chapitres. En effet, « Les dragons de Venise » en comptera… 45 ! 
Et vous, quelles sont vos observations sur le sujet ? N’hésitez pas à réagir ! A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

Un salon sur un stade de foot

Heureusement, il faisait beau la plupart du temps


« Tu es fou ! » m’a dit une voisine exposante quand je lui expliquais que je faisais deux salons en même temps, ces 6 et 7 juillet. Elle n’avait peut-être pas tout à fait tort: je me suis d’abord rendu à Choute Si Plou, ce nouveau festival de l’imaginaire qui avait lieu à Rancennes, tout au bout des Ardennes (et de la France). J’y étais présent samedi matin de 10 à 12 heures, avant de lever le camp pour me rendre à la Nuit des livres, à Esquelbecq, dans le Nord. Ensuite, dimanche matin, j’ai refait la route depuis le Nord pour revenir à Choute Si Plou. Si on compte les trajets depuis et jusqu’à mon domicile, j’ai roulé ce week-end pendant au total plus de 9 heures et ai parcouru près de 840 kilomètres ! Fou ? Sans doute un peu. Motivé, certainement !
Mais là n’est pas l’essentiel: parlons de Choute Si Plou. Bien qu’il s’agisse d’un tout nouveau salon, l’ambiance y était très familière puisque l’organisateur, Kévin Devis, n’est autre qu’un des piliers du Valjolymagi’naire. J’ai retrouvé les écrivains, conteurs et les costumes que j’ai l’habitude de voir. L’originalité de ce salon, c’est qu’il n’avait lieu ni dans une salle des fêtes, ni dans un château, ni dans un ancien relais de la poste aux chevaux, ni dans les rues du village, mais… sur un stade de foot ! Des barnums étaient en effet installés sur le gazon entre les cages de but. En plus des livres, on a eu droit à de la danse, des artisans, des costumes bien sûr, mais aussi des concerts.
Après un démarrage peu convaincant, mes ventes sont allées crescendo le dimanche ! Je m’en sors donc finalement avec six livres vendus : quatre Moogas, deux Jaméliennes. Pas mal !
Lors de mon départ, l’organisateur du salon m’a fait savoir qu’il pourrait y avoir une deuxième édition. Je reviendrai volontiers dans la pointe des Ardennes pour y parler fantastique !
Soyez heureux, autant que faire se peut !


Rencontres et dédicaces nocturnes à Esquelbecq !

Les exposants étaient encore là à 23 heures !


Samedi soir, j’étais à Esquelbecq, dans les environs de Dunkerque, pour participer à une nouvelle manifestation littéraire. Oui, j’ai bien dit samedi soir: en effet, cet événement avait la particularité de débuter à 16 heures pour se poursuivre jusqu’à minuit, puisqu’il s’agissait de la 13e édition de la Nuit des livres ! Elle était parrainée par Maria Doyle, auteure du livre On ne voit bien qu’avec le coeur.
Sur la grande place du village, les auteurs en dédicace côtoyaient les bouquinistes, les éditeurs et les libraires. Plusieurs animations ont ponctué la journée / soirée : une dictée, des conférences, une chorale !
J’ai été surpris de voir qu’il y avait toujours autant de monde jusqu’à 23 heures, heure à laquelle j’ai décidé d’aller rejoindre Morphée. Mon nombre de ventes est loin d’être spectaculaire mais cela ne m’empêchera pas de revenir à la prochaine édition si j’en ai la possibilité.
Prochainement, le compte-rendu de mon autre salon du week-end: Choute Si Plou !


Relisez-vous vos livres ?

Chronique de la semaine ! 
Aujourd’hui, on va parler de lecture. Ou plus précisément de relecture. Vous arrive-t-il de relire un livre ? 
En ce qui me concerne, cela dépend du type de livre. Je ne relis pas (ou alors rarement) les livres de fiction, car je n’ai plus le même plaisir de la découverte. Surtout pour les livres de suspense. Je ne trouve plus d’intérêt à relire le livre si je sais comment il va se terminer…
En revanche, il peut m’arriver de refeuilleter ou de reconsulter ponctuellement des livres à caractère pédagogique sur la culture générale, l’histoire, le journalisme, la psychologie… Pour y retrouver une information précise. Mais je ne relis pas le livre en entier.
En résumé, je préfère faire de nouvelles découvertes littéraires plutôt que de revenir sur des ouvrages que je connais déjà.
Et vous, relisez-vous les livres que vous vous procurez ? Pourquoi ? A vos commentaires !

Que faire des livres déjà lus ?

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des livres déjà lus. Que faire des livres qu’on a déjà parcourus et qu’on ne veut plus ?
Personnellement, à moins qu’il soit vraiment en très mauvais état, je ne jette jamais un livre ! Pour moi, un livre, c’est de la culture, donc hors de question de le mettre à la poubelle. Il faut au contraire lui donner une deuxième vie.
La première option à laquelle je pense est le don. Si je ne veux plus d’un livre, je le donne à quelqu’un qui en voudrait bien, ou à un organisme de charité comme Emmaüs.
Si ce n’est pas un don, je le « revends » à des enseignes qui reprennent les articles au rabais, comme Cash converters. Il y a aussi l’option de la brocante. Bien sûr, il ne faut pas compter sur d’énormes bénéfices !
Troisième option: revendre le livre sur internet, sur des plateformes de vente comme Amazon. Je préfère toutefois vendre en rencontrant la personne.
Cependant, en général, je garde les livres. Je ne vais chercher à m’en séparer que si vraiment je n’ai plus de place chez moi.
Et vous, que faites-vous de vos livres une fois qu’ils sont lus ? Vous les gardez ? Vous les donnez ? Vous les vendez ? A vos commentaires !
A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !

Quel langage pour mes romans ?

Chronique de la semaine !Aujourd’hui, dans la continuité de la chronique précédente, on va parler du langage. Un cours de français qui date de la sixième me revient en tête au moment où j’écris ces lignes: une leçon sur les registres. Ma professeure de français de l’époque nous avait expliqué qu’il existait trois registres : le registre courant, le langage soutenu et le langage familier.Quel langage employer dans mes romans ? Je ne me suis jamais vraiment posé cette question en fait. Je pense pouvoir dire que j’écris comme je parle, donc en langage courant. Je n’ai pas écrit mes romans avec un dictionnaire à mes côtés ( à part peut-être pour vérifier le sens de certains termes) ! Le langage courant sied bien aux romans fantastiques.Pour moi, le langage soutenu a plus sa place dans les romans à caractère historique. En parlant de roman historique, comme j’ai eu l’occasion de l’expliquer, mon prochain roman, « Les dragons de Venise », aura un côté historique puisqu’il mettra en scène Venise au Moyen-Age. Là, je me suis vraiment posé la question du langage : devais-je vraiment utiliser le langage de nos ancêtres ? Devais-je les faire parler comme ils parlaient à l’époque ? J’y ai finalement renoncé, parce que cela aurait demandé un trop grand travail de recherche, et aussi pour laisser le roman accessible. Par contre, j’ai veillé à ne pas faire d’anachronismes, c’est-à-dire à ne pas évoquer de choses qui n’existaient pas à l’époque. Je n’allais pas les faire parler de Blu-ray et d’Instagram ! Il était important de respecter le contexte.Je pense aussi que le langage soutenu est approprié pour le théâtre ou les poèmes.Et le langage familier, voire vulgaire ? Tout le monde emploie un langage familier ou vulgaire dans la vie de tous les jours. J’aurais donc tendance à dire que cela rend les personnages d’un livre plus vivants, plus crédibles, plus humains. Cela communique davantage d’émotions au lecteur. Mais quand les vulgarités sont trop nombreuses et gratuites, je trouve cela pus rebutant qu’autre chose.Et vous, quelle est votre opinion sur le sujet ? N’hésitez pas à réagir ! A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !

Quels temps pour mes romans ?

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du temps. Ou plutôt, des temps. Des temps que j’utilise pour conjuguer les verbes dans mes récits. Dernièrement, un lecteur me disait qu’il y avait à son goût trop de passé simple dans « La malédiction du Mooga ». Voilà qui m’a inspiré cette nouvelle chronique.
Pourquoi est-ce que j’écris mes récits au passé ? Je ne me suis jamais posé la question en fait. C’est très instinctif. La majorité de mes récits sont rédigés au passé, je me sens plus à l’aise avec les temps du passé pour raconter une histoire. Je conçois mes récits comme une histoire qui est achevée et dont le narrateur se souvient. Ecrire au présent donnerait à mon sens, moins de force et moins de vitalité au récit. Les temps du passé offrent en effet plus de richesse: ils permettent de donner différentes valeurs aux verbes et actions retranscrites, alors qu’il n’y a qu’un seul « temps » au présent.
Pourquoi le passé simple ? Les principaux temps que j’emploie sont le passé simple et l’imparfait. Et à la rigueur un peu de plus que parfait. On trouve donc beaucoup de passé simple dans mes récits. Il n’y a là rien de plus qu’une application scolaire de ce que j’ai appris en classe : le passé simple permet de décrire une succession d’actions qui s’enchaînent. C’est l’idéal pour un récit d’aventures. Certes, le passé simple n’est pas un temps toujours très agréable à lire. Certaines de ses terminaisons sont surprenantes et paraissent peu naturelles. Au moment où je rédige ces lignes, un souvenir me revient d’ailleurs en tête : lorsque j’avais appris le passé simple à l’école, les camarades de classe trouvaient ce temps très drôle et très bizarre tant la sonorité de ses terminaisons paraissait inhabituelle. Inhabituelle parce que c’est un temps qu’on n’emploie guère à l’oral, sauf si on veut paraître pompeux…
Autre application d’origine scolaire, sur l’imparfait cette fois-ci. J’utilise également ce temps dans mes récits. L’imparfait est plus adapté pour décrire un contexte général, une généralité, présenter un personnage, décrire une action qui s’inscrit dans la durée. Le plus-que-parfait est lui plus occasionnel dans mes romans.
Après, il faut aussi se fixer des limites à l’écrit. Employer des temps et modes trop compliqués ou trop rares rendrait le récit difficile à lire parce qu’il verserait dans un langage trop soutenu. J’ai eu l’occasion d’employer l’imparfait du subjonctif dans mes récits, mais je l’ai évité. Une phrase correcte serait de dire: « Elle ne voulait pas que je l’attrapasse », mais peu écriraient d’instinct l’imparfait du subjonctif. En écrivant « Elle ne voulait pas que je l’attrape » cela passe beaucoup mieux et la majorité des lecteurs ne verront pas cette mauvaise concordance des temps comme une faute. N’est-ce pas ?
Et vous, quelle est votre opinion sur le sujet ? N’hésitez pas à réagir ! A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !

Les Ardennes, terre du fantastique !

On a pu voir toutes sortes d’êtres vivants !


Ma 126e rencontre avec le public avait lieu à Launois-sur-Vence, dans les Ardennes. Je m’y suis rendu ces 1er et 2 juin 2019 pour la deuxième édition du Fantastique relais de l’imaginaire !
Dans le décor de cet ancien Relais de la poste aux chevaux, l’ambiance était des plus fantastiques. Des contes, de la musique, de la magie, des marionnettes, des chevaux, un concours de costumes, des artisans et bien sûr des livres fantastiques: c’étaient les ingrédients du week-end.
Malgré ce contexte des plus favorables, mes ventes ont été décevantes. Mais je ne blâme personne, il faut bien des hauts et des bas !
Voilà, c’est la fin d’une longue séquence de salons. Une fin provisoire bien sûr ! Je vous retrouve le mois prochain sur le terrain. En attendant, cette page restera active. Soyez heureux, autant que faire se peut !


12 livres vendus chez les geeks !

Lilar fait partie de mes nouveaux lecteurs


200, 250 ? Peut-être plus. De quoi parle-t-on ? De la longueur, en mètres, de la file d’attente pour entrer à Metztorii les 25 et 26 mai bien sûr ! En effet, l’affluence pour la grande convention geek était impressionnante, dès 9 heures du matin.
Participer à l’événement Metztorii était une proposition des éditions le Héron d’argent. Je me suis donc rendu à Metz pour cet événement rassemblant les fans de culture geek, de cosplay, de mangas, de jeux vidéo… Ce n’était donc pas un salon du livre comme j’ai l’habitude d’en faire, mais le Mooga et la Jamélienne ont tout de même trouvé leur place dans cette manifestation qui m’a fait penser à un événement similaire, les Geek days de Lille, auxquels je m’étais rendu en 2017.
Le bilan ? ll est très bon, puisque j’ai vendu 12 livres, à savoir neuf Moogas et trois Jaméliennes. Cédric, Géraldine, mon voisin de table Loïc, Marion ou encore Mégane font partie des heureux gagnants ! Des livres du Héron d’argent sont aussi partis.
N’ayant pas pu tout visiter, Metztorii comportait deux grandes salles pour s’étendre sur une surface totale de 13000 mètres carrés, je vous propose comme d’habitude une galerie photo pour vous faire une idée de l’ambiance sur place ! Les costumes, notamment, étaient excellents !
Soyez heureux, autant que faire se peut !


« La dernière plume », ou la fantastique imagination de Vincent Carrue

*PUB*
Quatre. C’est le nombre de jours que je m’étais fixés pour lire « La dernière plume » de Vincent Carrue. En effet, j’avais commencé à lire cet ouvrage deux fois, mais à chaque fois, je le laissais de côté pour en commencer un autre… Cette fois-ci, c’est la bonne ! Après avoir (re)commencé le roman lundi, je l’ai achevé ce jeudi, après avoir lu une cinquantaine de pages par jour. Voici donc mon analyse.
Pour commencer, je pense que l’illustration aurait pu être davantage être mise en valeur. J’ai trouvé dommage que le dessin n’occupe qu’une petite partie de la couverture: si elle avait pris toute la jaquette, elle aurait davantage rendu hommage au contenu du livre et à son style. En effet, je ne peux que saluer l’imagination de l’auteur, qui est parvenu à créer un univers fantastique très riche. Mais laissez-moi vous présenter le synopsis.
Dans « La dernière plume », Eugénie, Matthieu et Ulysse, trois adolescents, se perdent dans la forêt lors d’une nuit enneigée. Alors qu’ils sont perclus de froid, ils sont « récupérés » par deux humanoïdes ailés qui vont les emmener dans les cieux vers la Grande bibliothèque du savoir… Les protagonistes vont s’engager dans toute une quête initiatique pour regagner leur monde. Dans leur aventure au sein du Vrai-Royaume, ils rencontreront les Lugubres, les Thaumaturges, les Hommes-Chevaux…
Il s’agit donc d’un livre fantastique, je dirais même mystique: les énigmes et les mystères sont nombreux. Parfois un peu trop à mon goût, d’où ma frustration par moments. J’ai trouvé certaines explications un peu rapides, et d’autres passages un peu trop lents.
Globalement, je dirais que c’est un livre dense, à l’imaginaire fertile, idéal pour s’évader. Le potentiel de l’histoire n’est d’ailleurs qu’esquissé, puisqu’il ne s’agit que du début de la saga « Livre du savoir », qui compte à ce jour quatre autres épisodes.
Vincent Carrue est aussi l’auteur de « Dimitri », un livre de science-fiction.