Un week-end littéraire dans l’Yonne

Ce week-end des 17 et 18 octobre, l’association Action organisait le premier salon du livre de Villeneuve-la-Guyard, une commune de l’Yonne de 3000 habitants à la frontière de la Seine-et-Marne. C’est la même association qui avait organisé le salon du livre de Champigny.J’étais satisfait que ce salon ait pu être avoir bien lieu : vu le contexte, ces événements sont en effet de plus en plus difficiles à maintenir ! Il n’y avait pas énormément de monde donc je n’ai pas énormément vendu. Mais comme toujours, j’ai pu revoir des collègues écrivains déjà rencontrés par ailleurs. L’association prévoit un nouveau salon, cette fois à Pont-sur-Yonne en février. A l’heure actuelle, je n’en ai pas d’autre de prévu.A bientôt !

Une modeste Fête de Merlieux

Ce dimanche, c’est dans une Fête de Merlieux tristounette que je présentais mes livres. En effet, le nombre d’exposants était volontairement réduit par l’organisation. De plus, le mauvais temps (pluie et vent) a refroidi certains exposants et sans doute les visiteurs. Il n’y avait pas foule, et je n’ai donc pas retrouvé l’ambiance de d’habitude.
Mais voyons le verre à moitié plein: au moins, j’ai pu participer à un salon, ce qui se fait rare en ce moment ! En effet, les rencontres littéraires continuent à être annulées au vu de la dégradation de la situation sanitaire un peu partout. J’aurai l’occasion d’en reparler…En attendant, voici les photos du jour ! Avec masques obligatoires, mais les sourires étaient là !

La rentrée des salons était à Dormans !

Ce week-end des 19 et 20 septembre, c’était ma rentrée des salons littéraires, avec Les Carottes se livrent en Dormans ! C’est en effet le premier salon auquel je participais depuis le mois de février, de nombreux forums ayant été annulés les uns après les autres pour les raisons que vous connaissez.
J’ai donc retrouvé l’équipe de la Guilde dormaniste, association qui organisait ce week-end ce fameux rendez-vous des Carottes se livrent en Dormans. La fréquentation était plutôt timide, surtout en matinée, mais j’ai quand même pu faire quelques ventes aux côtés de mes collègues écrivains habituels. Ça fait du bien de retrouver les affaires et le public !
Le virus étant toujours dans les parages, les salon était évidemment organisé avec des consignes sanitaires à respecter. Du coup, ça fait un peu drôle de faire des photos avec des masques, mais le coeur y était !
A la semaine prochaine pour un nouveau salon (si tout va bien ) !

Mon avis sur « La cité des abysses » d’Ariane Bricard

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, on va parler de l’oeuvre La cité des abysses, d’Ariane Bricard, publiée chez le Héron d’argent.
Que raconte ce livre ? Il s’agit d’un ouvrage futuriste, qui met en scène une nouvelle planète sur laquelle se sont installés les humains: Thétys. Sur cette planète a été créée Ekysse, une ville bâtie au fond de l’océan. Istalle, la protagoniste du récit âgée de 20 ans, avait vécu dans cette ville lorsqu’elle était enfant. Mais elle a dû la quitter précipitamment, suite à l’engloutissement de la cité par les eaux. Mais qui est responsable de la destruction de la cité ? Pour tous, il n’y a aucun doute : c’est le père d’Istalle, un célèbre zoologiste. Mais Istalle en doute. La jeune fille va tenter de percer le mystère et de défendre la mémoire de son père en retournant à Ekysse.
Voilà un ouvrage dont le sujet est, il faut bien le dire, plutôt original et dépaysant. La colonisation de nouvelles planètes est une vision vraisemblable de l’avenir de l’humanité. En effet, le livre ne met pas seulement en scène Thétys, mais aussi la planète Mars, sur laquelle vivent désormais les humains. Et ce, dans un futur proche.
La cité des abysses est un livre plein de mystères, à l’image de ce monde en général méconnu des humains : l’océan. Le fait que la plupart des scènes se déroulent au fond de la mer fait qu’on se sent au calme, immergé dans le silence des profondeurs avec les personnages. La couverture du livre, d’ailleurs, nous met tout de suite dans l’ambiance : on y voit Istalle, « la fille aux yeux de mer », au fond de l’océan à côté d’un dauphin. La découverte des dauphins d’Ekysse, et le lien que la protagoniste peut avoir avec eux, constituent en effet le principal enjeu du récit.
Ce livre soulève plusieurs réflexions : serions-nous vraiment capables de vivre au fond de l’océan comme nous le faisons sur terre ? Y avons-nous vraiment notre place ? Les humains peuvent-ils tout coloniser ? Ou au contraire faut-il laisser ce monde maritime aux animaux aquatiques ?
Quelques bémols peut-être, je pense que le thème du récit était l’occasion de développer davantage les descriptions de la société du futur. Un rythme un peu trop lent peut-être, j’aurais aimé un peu plus de scènes d’action dans les abysses. Et le ton du livre est plutôt triste et mélancolique…
A noter que la La cité des abysses n’est que le premier tome de la saga Le cycle d’Ekysse. La parution du deuxième tome, Le peuple des tempêtes, est d’ailleurs prévue cet automne, non pas chez le Héron d’argent mais en auto-édition.
Voilà pour cette chronique littéraire ! Si vous avez lu cet ouvrage, n’hésitez pas à partager votre avis !

Des nouvelles de mon prochain roman !

[LES DRAGONS DE VENISE]
Voici quelques nouvelles de mon prochain roman !Le manuscrit a été relu par l’équipe du Héron d’argent, qui y a apporté des corrections. Ils m’ont retourné le manuscrit, que je dois à mon tour relire. Une fois que j’aurai fini, je renverrai le texte, celui-ci sera relu une ultime fois avant de passer à la maquette… Puis à l’impression d’ici octobre ! Vous allez bientôt pouvoir faire connaissance avec mes dragons !
[Illustration: Pascal Quidault]

Mon avis sur « Les cris plaintifs du goéland »

Chronique littéraire !
Aujourd’hui, je vais vous parler du dernier livre que j’ai terminé : Les cris plaintifs du goéland de Maria Schalckens.
Que raconte ce livre ? Le récit nous emmène en Bretagne, à La Trinité-sur-Mer. Dans cette ville, on va suivre Pierre Mahé, gendarme chargé de l’enquête portant sur plusieurs meurtres de femmes. Un tueur sévit en effet près du port de la ville depuis plusieurs mois.
J’ai bien reconnu le style de Maria Schalckens, dont j’avais déjà lu des ouvrages. Le livre est facile à lire, les dialogues sont fluides et le scénario est simple.
Les cris plaintifs du goéland est présenté comme un thriller, mais j’ai davantage envie de dire qu’il s’agit d’un policier. Le livre met en effet en scène l’enquête de la gendarmerie mais je dois dire que je m’attendais à quelque chose de plus intense, avec plus de suspense et de tension dramatique. Le livre met en scène une romance, qui prend un peu trop le pas sur l’intrigue principale à mon goût. J’ai trouvé que cette romance n’était pas très utile à l’histoire.
J’ai aimé lire ce livre, mais je reste donc un peu sur ma faim : le dénouement arrive un peu vite, et j’aurais aimé en savoir plus sur le tueur, et sur sa psychologie plus particulièrement. De la même auteure, j’ai préféré A l’heure du crépuscule et Le pacte du diable.
A bientôt !

Zoom sur les comités de lecture

Chronique de la semaine !
Cette semaine, on va parler des comités de lecture.
Une maison d’édition digne de ce nom doit toujours avoir un comité de lecture. Le comité de lecture, c’est la porte d’entrée de la maison d’édition. Son rôle est d’examiner les manuscrits et de décider, de façon collégiale, si le texte est accepté ou non en vue de la publication. Le comité observe le fond et la forme du manuscrit. Un manuscrit mal présenté ou bourré de fautes dès le début sera d’office mis de côté. En lisant le texte, le comité vérifie si le manuscrit correspond à la ligne éditoriale de la maison d’édition. Souvent, il va attribuer des notes au manuscrit, en fonction de différents critères.
Qui compose le comité de lecture ? Ce sont des membres de l’équipe de la maison d’édition ou des écrivains de la maison d’édition. Mais il peut tout aussi bien s’agir de personnes extérieures à l’entreprise, mais familières du milieu des lettres et de l’édition. Le comité de lecture fait le tampon entre l’écrivain et l’éditeur. Il est en effet rare que l’éditeur prenne contact directement avec l’écrivain.
Tous les comités n’auront pas le même regard sur le manuscrit, puisque chaque maison d’édition présente une ligne éditoriale différente: si l’une refuse un manuscrit, cela ne veut pas forcément dire que le texte est mauvais, mais qu’il ne correspond tout simplement pas à la ligne éditoriale de la maison d’édition. Un même manuscrit peut être accepté dans une autre maison.
C’est après examen du manuscrit que la maison d’édition répond à l’écrivain. Après lecture du texte, les réponses de la maison d’édition parviennent au candidat après plusieurs semaines, ou plusieurs mois. Si le manuscrit est refusé, l’éditeur ne se justifiera pas toujours, loin de là. Si le manuscrit est accepté, une première étape est franchie : vient ensuite le temps de la correction.
Je n’ai jamais fait partie d’un comité de lecture mais je pourrais accepter le rôle si on me le proposait. Mais c’est un travail très prenant et il faut être très assidu, sachant qu’une maison d’édition reçoit en permanence de nouveaux manuscrits. C’est pourquoi elles n’en retiennent qu’une infime proportion, et ne répondent pas toujours aux auteurs dont les manuscrits sont refusés.
Voilà pour la chronique de la semaine ! Bon dimanche à tous !

L’art du suspense

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du suspense.
Qu’est-ce que le suspense ? Le suspense est l’art de tenir le lecteur en haleine en suscitant chez lui une attente angoissée et une envie pressante de découvrir la suite de l’histoire. Le suspense intervient en effet au moment où la suite du récit est très incertaine.
Dans quel type d’oeuvre retrouve-t-on le suspense ? Le suspense est ce qu’on attend en lisant un thriller, un livre policier, de la science-fiction, un livre d’horreur, et bien sûr du fantastique et de l’aventure ! Le suspense est même considéré comme un style à part entière.
Comment mettre en scène le suspense ? Le suspense, c’est d’abord l’art de suggérer, de faire travailler l’imagination du lecteur au lieu de montrer directement tout de suite. Ensuite, le suspense passe, au moment opportun, par un ralentissement du rythme des scènes, de l’histoire et des descriptions, au moment où l’attention du lecteur est au plus haut. Globalement, le suspense consiste à faire monter la tension. Il doit arriver au meilleur moment : quand une révélation est sur le point de se faire, quand les personnages traversent un moment délicat, lorsqu’une scène d’action se prépare, quand on attend la réaction d’un personnage face à un événement particulier… Dans un film, le suspense peut être intensifié par la façon de filmer, la lumière utilisée, et une musique de circonstance.
Pourquoi apprécie-t-on le suspense ? Avec le stress et l’inquiétude, le suspense réveille certes des émotions certes négatives, mais que le lecteur prend en fait plaisir à éprouver. Un bon suspense est le signe que l’écrivain a su captiver son lecteur.
Mais le suspense ne doit pas durer trop longtemps non plus ! Il doit avoir une raison d’être : le suspense doit toujours aboutir sur quelque chose, et non laisser le lecteur sur sa faim. Autrement, le risque est de lasser et de décevoir le lecteur. S’il y a bien quelque chose dont j’ai horreur, ce sont les cliffhangers auxquels il n’est jamais donné suite.
J’ai apposé la mention « suspense » sur la couverture de La malédiction du Mooga, d’abord parce que c’est une remarque que les tous premiers lecteurs du récit m’avaient faite: « Il y a du suspense, dis donc ! ». Comme vous le savez, il y a en effet un mystère qui sert de fil rouge à l’ensemble du récit: qui peut bien être le Mooga ? Le suspense est ensuite présent de façon plus ponctuelle, notamment quand John est sur le point de découvrir l’identité du monstre. Le suspense est aussi présent dans « La Jamélienne », mais de façon moins intense, puisque j’ai voulu, dans le deuxième tome, mettre davantage l’accent sur l’aventure et l’action.
En ce qui me concerne, j’adore les livres avec du suspense. C’est la garantie que je vais dévorer le livre !
Voilà pour la chronique de la semaine ! N’hésitez pas à donner vous aussi votre avis !

Chronique littéraire: « Faites vos jeux » de Julia Richard

Chronique littéraire ! Aujourd’hui, on va parler du livre Faites vos jeux de Julia Richard. Un livre publié chez le Héron d’argent.
Faites vos jeux est un thriller. Cet ouvrage met en scène huit personnages aux profils très différents, qui ne se connaissent pas et qui se réveillent enfermés dans une maison. Il n’existe qu’une seule issue mais pour sortir, il faut trouver le code. Et c’est l’un des personnages qui le détient, puisque parmi les protagonistes se trouve l’organisateur de cette mise en scène.
Parlons d’abord de la couverture : elle est riche en symboles. On y voit la moitié du visage d’un personnage qui porte un masque de loup. Le but de l’histoire est en effet de découvrir qui est le loup, c’est-à-dire l’organisateur de toute cette mise en scène. Le personnage masqué arbore un sourire énigmatique et inquiétant, tandis que les différents symboles des cartes à jouer: pique, coeur, carreau et trèfle, semblent flotter à coté du personnage, sur la couverture au fond noir. Le jeu, si cruel qu’il soit, est en effet le thème de cette histoire.
Ce livre m’a beaucoup fait penser à la série Lost. Souvenez-vous, c’était cette série qui mettait en scène un groupe de personnes ne se connaissant pas, qui avaient survécu à un crash d’avion. Ils se retrouvaient forcés de cohabiter sur une île pleine de mystères. Peu à peu, des révélations étaient faites sur chacun des personnages, tandis que le mystère de l’intrigue générale s’épaississait. Faites vos jeux suit le même modèle. Le livre m’a aussi fait penser à Saw ou Cube, films qui mettaient là aussi en scène des personnages enfermés et piégés, et qui devaient trouver le moyen de sortir.
Faites vos jeux est un thriller, mais un thriller psychologique. Le livre se divise en plusieurs grandes parties, racontées à tour de rôle par chaque personnage. C’est ainsi qu’on pénètre dans les pensées de chacun et qu’on apprend à les connaître, à comprendre leurs réactions, leurs motivations… Et forcément, en lisant le livre, on se pose nous aussi la question : comment réagirions-nous à la place des protagonistes ? On ressent leur ennui et le désarroi qui les envahit, comme si on était enfermé avec eux. Et dans cette situation aussi insolite qu’insupportable, l’égoïsme, la paranoïa et la folie ne sont jamais loin. Comme le dit si bien le résumé du livre, jusqu’où iriez-vous pour survivre ? Dans ce huis clos, j’ai trouvé les réactions des personnages crédibles. Le livre interroge sur le sens de la vie, mais aussi de la mort.
J’ai donc trouvé le livre intéressant dans l’ensemble. Quelques petits bémols peut-être, les différentes parties ne m’ont pas toutes apporté les révélations que j’attendais, et j’ai trouvé certains passages un peu longs. Je n’ai pas eu non plus de réponses à toutes les questions que je me posais sur l’intrigue. Il subsiste des mystères une fois le livre refermé, c’est un peu dommage.
Voilà pour cette chronique littéraire ! Si vous avez lu ce livre, n’hésitez pas également à partager votre avis !

Imprimer ou publier ?

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va se poser la question suivante : que faire quand on a rédigé un manuscrit ? Mieux vaut-il tenter de le publier ou seulement l’imprimer ?
Il faut d’abord savoir de quel type de manuscrit on parle. Certains ont plus naturellement vocation à être imprimés : je pense à un travail universitaire tel qu’un mémoire ou une thèse, un récit familial, les témoignages, les récits de voyage… Le public en est souvent limité. Il faut donc s’interroger sur la visibilité qu’on veut donner au manuscrit. Est-il destiné seulement aux proches ou aux amis ? Si ce n’est pas le cas et qu’on vise bien le grand public, on peut envisager la publication.
Il faut également raisonner en termes d’avenir. Quel sera le futur de ce manuscrit ? Va-t-il encore être lu dans des années, aura-t-il la même pertinence, sera-t-il encore d’actualité ? Ou au contraire n’est-ce qu’une oeuvre ponctuelle à la durée de vie limitée ? Si c’est le cas, l’impression est la meilleure option.
Impression ou publication, il y a des avantages et des inconvénients. Imprimer un livre sera rapide. L’imprimerie ne lira pas votre texte et il n’y aura aucun travail éditorial effectué sur le manuscrit. Mais simplement imprimer, cela signifie qu’il n’y aura aucun travail de communication et de promotion autour du manuscrit, à moins que l’auteur veuille le faire lui-même. Dans tous les cas le manuscrit sera moins pris au sérieux qu’un texte publié. Le gros inconvénient, c’est que vous ne pourrez pas vendre le livre puisque, n’étant pas publié, il n’est pas commercialisé. Le texte n’aura vocation qu’à être distribué à l’entourage de l’auteur.
Publier un livre prend bien plus de temps, mais au final le livre aura beaucoup plus de visibilité, puisqu’une promotion sera faite autour. Le manuscrit sera commercialisé et donc vendu.
La question de la simple impression peut se poser quand une maison d’édition refuse de publier le manuscrit d’un auteur… Et que celui-ci est trop impatient ou refuse de retravailler son texte. J’ai connu ce cas de figure: une maison d’édition n’avait pas du tout aimé le manuscrit d’un auteur, l’avait refusé et lui avait dit qu’il avait toujours l’option de la simple impression. Ce qu’il a fait.
Au final, en tant que lecteur, comment savoir si un manuscrit est imprimé ou publié ? C’est simple: si le livre est publié, il a un code barres et un dépôt légal.
Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à donner votre avis sur le sujet ! A très vite !