Nouvelle interview sur RCF !

Dragons de Venise, Révolution, nouvelle sur le nombre 12… Retrouvez-moi ce jeudi 7 janvier sur RCF Coeur de Champagne pour une interview sur mes projets littéraires ! Une interview menée par Jérôme Gorgeot dans le cadre de l’émission « Salut l’artiste » (photo: Jérôme Gorgeot) !

Voici le calendrier de mes prochaines publications !

Bonjour à tous,Voici un point sur mes projets littéraires et le calendrier de mes prochaines parutions.
-La parution de mon roman « Les Dragons de Venise » est prévue pour le mois de mars chez le Héron d’argent. Le texte a fait des allers-retours entre la maison d’édition et moi-même. J’en suis actuellement aux ultimes relectures, juste avant l’impression prévue en ce tout début 2021.
-La parution de ma nouvelle sur le nombre 12 est prévue en avril. Le manuscrit doit être remis en mars et la publication en autoédition aura lieu quatre semaines plus tard.
-J’ai aussi un autre projet, dont je n’avais pas encore parlé explicitement jusqu’à présent ici. Sur proposition de la maison d’édition le Héron d’argent, j’ai rédigé les textes d’un album illustré qui sera consacré à la Révolution française. Ce ne sera pas une bande dessinée, ni un roman, mais un album pédagogique d’histoire. J’y résume les principaux épisodes de la Révolution française, de la réunion des Etats généraux jusqu’au coup d’Etat du 18 Brumaire. Dix ans de Révolution, illustrés par l’artiste Mathilde de Monségur. J’ai déjà rendu le manuscrit. La parution est prévue vers fin 2021 ou 2022.En somme, de nouveaux projets tous aussi passionnants les uns que les autres, qui vont venir compléter la liste de mes publications ![Illustrations et photos: Pascal Quidault, Sophie Ughetto et Mathilde de Monségur]

La maquette des « Dragons de Venise » est prête !

[LES DRAGONS DE VENISE]
La maquette de mon prochain roman est prête ! Et elle est magnifique ! J’ai désormais un aperçu de la mise en page du roman. La publication avance à grands pas ! Ce sera 317 pages de bonheur !

Nouveau projet littéraire !

Bonjour à tous,
Ce 12 décembre est pour moi le moment de vous annoncer mon nouveau projet littéraire.
En effet, j’ai répondu à l’appel d’un écrivain de Châlons-en-Champagne, Didier Noël http://www.didiernoel.fr, qui a lancé un projet de recueil de nouvelles. Le thème de ces textes ? Le nombre 12. Les douze textes seront rédigés par douze écrivains châlonnais, réunis dans un collectif appelé Bien livres à Châlons. Les nouvelles auront pour autre point commun d’avoir une tonalité positive.Les écrivains du collectif ont douze semaines pour écrire leur nouvelle, soit jusqu’au 6 mars. J’ai déjà une idée de scénario La parution du livre -en auto-édition- est prévue pour le mois d’avril. Les fonds récoltés seront reversés à des associations caritatives.Je pose ici avec une partie des écrivains du collectif, à la librairie du Mau de Châlons (photo: Sophie Ughetto).
C’est avec plaisir que je relève ce nouveau défi d’écriture. Ma plume n’est pas près de se tarir !

Chronique littéraire: « Les terres dissidentes: Sahara »

Nouvelle chronique littéraire !
Aujourd’hui, je vais vous parler du premier tome de la saga Les terres dissidentes, intitulé Sahara. Le livre a été écrit par Nastasia Hill. C’est son premier roman. Il a été autoédité sur Amazon.
Que raconte ce livre ? Le scénario se déroule 400 ans après notre époque. Il met en scène Sahara, une jeune fille de 17 ans qui vit parmi un peuple dont la particularité est d’habiter sous la terre, dans un endroit appelé la Cité. Mais un autre camp s’est formé : celui de ceux qui vivent à la surface de la terre. Les deux clans rivaux se livrent une guerre, et lors d’une sortie à la surface, Sahara va faire la connaissance de Zach, un jeune homme du clan ennemi. Celui-ci lui fait des révélations sur la Cité. Et si tout ce qu’on avait toujours appris à Sahara sur la Cité et sur ceux de la surface n’était pas vrai ? Commence pour la jeune fille une grande aventure, dans un monde inconnu et aux enjeux qui la dépassent.
Voilà exactement le genre de lecture qu’il me fallait ! Ce premier tome des Terres dissidentes est un livre d’aventures et d’action, à l’histoire passionnante. C’est une dystopie, soit un livre qui met en scène une société imaginaire futuriste, mais dans une ambiance sombre, cette société étant pleine de défauts et confrontée à de lourdes difficultés. J’aime cette idée d’un peuple qui vit sous la terre, j’aime l’ambiance mystérieuse et les révélations égrenées au cours du roman. Lorsque j’ai rencontré Nastasia Hill, elle me présentait son livre comme un « page turner », c’est-à-dire un livre particulièrement haletant, et je suis plutôt d’accord avec elle. Nastasia Hill sait capter l’attention du lecteur, en maniant l’art du suspense et des cliffhangers.
Je décrirais ce livre comme une quête initiatique. En poursuivant son but, en parcourant les kilomètres, l’héroïne est également à la recherche de son passé et de sa propre identité. Ce n’est pas seulement une aventure, c’est aussi l’histoire d’une jeune fille qui apprend à grandir, qui devient adulte et doit prendre de nouvelles responsabilités. En un mot, elle doit repousser ses limites et s’ouvrir au monde.
Quelques bémols cependant, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de personnages, que ce soit parmi les alliés de l’héroïne ou ses antagonistes. Ce qui fait qu’on a du mal à s’attacher à chacun d’entre eux ou à prendre le temps de les connaître. Certains disparaissent très vite pour aussitôt laisser la place à d’autres. Je pense que la présentation des personnages, physique ou morale, aurait mérité d’être approfondie. Un peu plus d’humour aurait été bienvenu dans cette histoire sombre et à la violence sous-jacente. Je trouve que le passé simple était trop souvent employé à la place de l’imparfait, ce qui conduit à presque changer le sens des phrases. Et ma lecture a malheureusement buté sur quelques fautes oubliées.
Le deuxième tome des Terres dissidentes, Le soulèvement, est déjà disponible. Le troisième tome devrait arriver dans la foulée. Nastasia Hill compte sortir trois livres par an.
Voilà pour cette chronique littéraire ! Si vous avez lu ce roman, n’hésitez pas à partager votre avis !

La mort du héros

Chronique de la semaine ! 
Cette semaine, on va parler de la mort des personnages dans un roman. Plus particulièrement de la mort des protagonistes, c’est-à-dire des «héros».
Je me souviens que la première fois que j’ai été confronté à la mort d’un héros dans un roman, quand j’étais enfant, c’était avec La case de l’oncle Tom, ce roman antiesclavagiste de la romancière américaine Harriet Beecher Stowe publié en 1852, quelques années avant la guerre de Sécession. Je ne comprenais pas ce choix scénaristique de la part de l’auteure : pourquoi faire mourir le héros, auxquels se sont attachés les lecteurs ? Il ne méritait pas cela ! Un autre cas qui m’a marqué, également, c’est la mort de Jean Valjean dans Les misérables, ce monument de la littérature française de Victor Hugo. Après tout ce qu’il avait enduré, l’ancien forçat, qui n’était pourtant plus traqué par l’inspecteur de police Javert, s’éteint. Mais pourquoi donc ?
J’ai eu le temps d’y réfléchir depuis. Je pense que le choix de faire mourir le héros dans un roman est avant tout une question de réalisme. Pourquoi seul « le méchant » devrait-il mourir ? Tuer le héros est une façon de montrer que celui-ci n’est pas invincible. C’est finalement lui donner plus d’humanité. L’auteur peut se dire qu’il est trop facile de proposer un happy end prévisible à ses lecteurs. La mort du héros est une caractéristique d’un récit adulte. La mort fait partie de ce que tout un chacun doit affronter dans la vie. Et dans la vie, bien sûr, tout ne se termine pas forcément bien…
De plus, je pense que la mort du héros permet de le glorifier, en lui donnant une dimension tragique. Mais pour cela, il faut lui offrir, si j’ose m’exprimer ainsi, une « belle mort ». Cela peut être soit un héros qui s’éteint progressivement, de vieillesse ou de maladie, un héros qui meurt en se sacrifiant, un héros victime d’un accident spectaculaire, ou même un héros qui est tué par un ennemi… La mise en scène de la mort du héros doit être soignée pour éveiller de fortes émotions chez le lecteur, et pourquoi pas, le faire réfléchir sur les sujets soulevés dans le roman. Pour moi, un auteur ne peut pas se permettre d’offrir au héros une mort bâclée ou décrite de façon anecdotique. 
Enfin, je pense également que faire mourir le héros est une façon, pour l’auteur, de poser un point final, et c’est aussi une façon d’être sûr que son personnage ne sera pas réexploité par d’autres auteurs. « Je me devais de mettre fin à ce cycle, sinon j’aurais pu mourir et Zuckerman aurait toujours été présent », expliquait l’écrivain américain Philip Roth à propos de la mort de son héros Nathan Zuckerman. Agatha Christie aurait tué son célèbre détective Hercule Poirot pour pouvoir passer à autre chose… Après tout, un auteur est totalement libre, il a droit de vie ou de mort sur ses personnages, il n’y a aucune règle en la matière, c’est lui qui décide, on n’a pas le droit de lui en vouloir !
Voilà pour la chronique de la semaine. N’hésitez pas à donner votre avis !

Mes réflexions autour du « méchant »

Chronique de la semaine !
Cette semaine, on va parler des méchants. Comment ça ? La plupart des récits contiennent des héros et des antagonistes, antagonistes que l’on désigne le plus souvent et familièrement sous le vocable de « méchants ». Mais au juste, qu’est-ce qu’un méchant ? A quoi sert-il ? 
Le méchant est avant tout le personnage qui est là pour équilibrer le récit, afin d’éviter que l’histoire présentée soit trop simpliste et linéaire, et donc, ennuyeuse pour le lecteur. En se mettant en travers du chemin du héros, le méchant permet au récit de se doter d’enjeux et de péripéties. Le méchant est celui qui réveille certaines émotions chez le lecteur : la peur, l’excitation… C’est aussi lui qui instille le suspense dans un récit.
Si le méchant est nécessaire, le piège quand on décrit un méchant est de tomber dans les clichés. En effet, le méchant est souvent le personnage qui n’est pas beau, qui a mauvais caractère, qui est égoïste, sadique… Bref, le lecteur n’a qu’une seule envie : le voir disparaître. Et c’est le plus souvent ce qui arrive à la fin du récit…Or, j’estime que le méchant doit être un personnage aussi intéressant que le héros. Car on observe souvent une inégalité de traitement entre le héros et l’opposant. L’antagoniste doit lui aussi avoir sa propre histoire, sa psychologie… En un mot, il faut le rendre humain pour le comprendre. Si on y réfléchit bien, en fait, le personnage du méchant n’agit pas en pensant faire du mal mais en défendant ses propres intérêts, qui sont contraires à ceux du héros. Or souvent, seul le point de vue du héros est présenté dans la narration et donc connu du lecteur. Pour donner une chance au lecteur de mieux connaître le méchant, mieux vaut donc opter pour la narration externe et le point de vue omniscient. C’est une réflexion que j’ai eue en rédigeant mon prochain roman, Les Dragons de Venise. Le méchant est-il forcément celui qui veut faire souffrir ? Mérite-t-il forcément de mourir ? Quant au héros doit-il forcément être « le gentil », c’est-à-dire un personnage sans défauts pour qui le lecteur doit obligatoirement compatir ?
Ces dernières années, on a vu la vision du méchant évoluer. Je pense notamment à certains films d’animation pour enfants -et même pour toute la famille-, ces films parodiques qui remettaient en question l’image classique du gentil héros. Là, le personnage qui n’est pas beau et qui a plein de défauts devient le héros. Je citerais ainsi la saga Shrek, qui raconte l’histoire d’un ogre qui vit dans un marécage, et bien sûr la série Moi, moche, et méchant. Le protagoniste est un méchant qui s’assume, et pourtant, les scénaristes réussissent à le rendre attachant. Je dois avouer que j’ai bien ri en regardant ces films ! Notons également qu’Iznogoud, le personnage créé par Goscinny et Tabary, était ‘un des premiers personnages principaux de BD à avoir tenir le rôle de méchant.
Voilà pour la chronique de la semaine ! N’hésitez pas à donner votre avis, et je vous dis à très bientôt !

Chronique littéraire: « Les métamorphoses » de Camille Brunel

Bonjour à tous ! C’est l’heure de se retrouver en vidéo pour une nouvelle chronique littéraire, puisque aujourd’hui je vais vous parler du dernier livre que j’ai terminé: Les métamorphoses de Camille Brunel, publié chez Alma éditeur.
Que raconte ce livre ? Ce livre, divisé en six parties, met en scène Isis, une jeune femme qui vit avec sa chatte Dinah. Végane, animaliste, donc très proche des animaux, Isis va être témoin d’une étrange pandémie. A savoir la transformation de tous les êtres humains en divers animaux : oiseaux, félins, serpents… 
Voilà un ouvrage dont le sujet est plutôt original. L’idée de départ, voir l’humanité disparaître au profit des animaux, est très bonne. C’est une façon d’aborder le thème de la fin du monde, dans laquelle l’homme ne contrôle plus rien et où tous les repères habituels disparaissent. Après tout, une société imaginée par les hommes n’a plus lieu d’être sans les hommes, n’est-ce pas ? J’ai bien retrouvé le style de Camille Brunel, écrivain qui se distingue comme étant un grand défenseur de la cause animale. Le ton est cynique et se dégage du livre une certaine noirceur, avec, cette fois, un brin de fantastique. J’ai aimé lire les descriptions de métamorphoses, qui sont plutôt bien imaginées. A chaque fois, je me demandais en quoi l’humain dont il était question dans la scène allait se transformer.
Le message du livre ? L’humanité n’est pas aussi puissante qu’elle le croit. Elle est punie pour son manque de respect envers les animaux. « La littérature s’intéresse peu à ce qu’il y a en les animaux. Ce sont des êtres sensibles. Il faut les traiter comme des personnes » me disait Camille Brunel lorsqu’il me présentait son roman.Si je reconnais le talent et la sensibilité de l’auteur, j’ai toutefois préféré son autre livre, La guérilla des animaux, dont j’avais fait une chronique l’an dernier. Dans Les métamorphoses, j’ai trouvé le message moins explicite et moins percutant que dans le précédent roman. Il y a aussi moins d’action dans Les métamorphoses, et je n’ai pas compris pourquoi la narration était tantôt interne, tantôt externe. De plus, une belle illustration de transformation aurait été, je pense, bienvenue en couverture. Des dessins au fil des pages auraient aussi été pertinents. Le roman m’a cependant donné envie de me réintéresser au répertoire des animaux, et d’enrichir mes connaissances en ce domaine ! La faune est un puits sans fond et c’est le bon moment pour s’y réintéresser à l’heure où beaucoup d’espèces, qui nous semblent ordinaires aujourd’hui, sont en voie de disparition.
A noter que Les métamorphoses de Camille Brunel faisait partie de la liste des candidats au prix Renaudot 2020 ! Une belle récompense pour Camille Brunel, qui a récemment publié un autre roman: Après nous, les animaux. Sans surprise, le livre met en scène des animaux, mais ce sont eux les héros du roman : dans un monde où l’humanité a disparu, en 2086, ils vont en effet se lancer à la recherche des hommes. 
Voilà pour cette chronique littéraire ! Si vous avez lu Les métamorphoses n’hésitez pas à partager votre avis ! A bientôt !

Un week-end en Belgique !

Ce week-end des 24 et 25 octobre, j’ai franchi la frontière pour participer au premier salon du livre d’Estaimpuis, en Belgique. C’était ma 144e rencontre avec le public depuis cinq ans ! Le salon était organisé par Frédéric Delescaut dans la salle de sport d’une école.
Ce salon, encore méconnu du public, n’a pas été beaucoup fréquenté. Pour ce qui était certainement mon dernier salon de l’année, je m’en sors donc avec des petites ventes, mais des ventes quand même ! Et soulignons que ça (re)devient malheureusement rare de pouvoir faire un salon en ce moment ! Je n’en ai pas d’autre prévu pour l’instant. Mais je reviendrai bientôt sur les forums littéraires avec le Mooga et la Jamélienne… Et Les Dragons de Venise ! En attendant voici les photos du jour !