La pépite de l’autoroute A4

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Bienvenue dans cette nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, je vais vous parler du dernier livre que j’ai terminé: Kilomètre 113 sur l’autoroute A4, d’Helen Barenton.
Le synopsis ? Ce roman met en scène Arnaud Morel, que sa femme vient de quitter avec leurs enfants. Désespéré, Arnaud Morel tente de se tuer en se jetant d’un pont de l’autoroute A4. Mais il manque sa tentative de suicide et se réveille à l’hôpital infirme, privé de ses jambes. Désormais handicapé, Arnaud Morel regagne son domicile, mais a la surprise de retrouver à la maison sa femme qui vit avec un autre homme qui se présente comme étant… Arnaud Morel ! Commence alors, pour le protagoniste, une longue quête pour prouver son identité et retrouver son ancienne vie…
Au début, j’étais un peu impressionné par ce roman à la longueur conséquente -quelque 430 pages- mais celles-ci ont défilé à une vitesse folle, parce qu’il est tout bonnement impossible de lâcher ce livre ! Car mes amis, c’est une petite pépite que nous avons là ! Kilomètre 113 sur l’autoroute A4 contient tous les ingrédients du thriller cinq étoiles: du suspense, des révélations progressives, des rebondissements constants, un complot, un zeste de policier… Tout au long de ma lecture, j’essayais de deviner le dénouement du récit, mais la fin est impossible à anticiper tant l’ensemble est bien ficelé !
L’écriture est fluide, agréable, et la simplicité du style utilisé par l’auteure confère humanité au protagoniste. On parvient facilement à vivre l’aventure à travers son regard.
Le livre aborde plusieurs thématiques intéressantes: la mort, le bien et le mal, les maladies mentales, la perception de la réalité… Comme en lisant Le cauchemar d’une vie de Cédric Bruneaux, on se pose cette question: la réalité est-elle vraiment celle qu’on croit ?
Autre bon point, en tout cas en ce qui me concerne: l’intrigue se déroule dans ma région, dans des endroits que je connais bien. Il était donc d’autant plus facile et agréable de se plonger dans ce roman.
Quelques bémols tout de même: le choix de l’auteure, par moments, d’abandonner le narrateur interne pour changer de point de vue au profit d’un narrateur externe, est perturbant. Certes cela apporte un autre éclairage sur les personnages et sur certains passages, mais je pense qu’il est préférable, pour une question de cohérence, de garder le même type de narration tout au long du livre.
Si la fin est bluffante, on ressort quand même un peu frustré, car certaines questions restent en suspens. Certains points ne pourront être éclaircis que par la seule interprétation du lecteur.
Helen Barenton est l’auteure de deux autres livres: Aline au pays des vermines et 113 chemin de l’Orme des bois. Elle est également peintre. Bonne continuation à Helen Barenton !

L’Etat peut-il aider les écrivains auto-édités en ces temps de crise sanitaire ?

La crise sanitaire cause des difficultés financières aux écrivains auto-édités dont la vente et la commercialisation de livres est l’activité principale. L’Etat peut-il les aider ? La réponse est « oui, mais… », comme nous le montre Emilie Loyer, auteur de la saga Les légendes oubliées,
« L’Etat met en place un arrêt de travail pour la garde d’un enfant de moins de 16 ans. Encore faut-il avoir un enfant. Et même dans ce cas, bien que nous soyons payés (des clopinettes, il faut le savoir), l’activité est en arrêt total, prévient Emilie Loyer. Maman d’un bébé de six mois, je ne peux pas travailler, garder une maison propre et m’occuper de mon bébé en même temps, même si mon conjoint est en télétravail à la maison. De plus, de mon côté, je n’ai toujours aucune nouvelle pour savoir si je serai prise en charge ou non pour cet arrêt de travail, alors même que mon « salaire » sera alors bien faible. »
L’autre aide proposée par l’Etat n’est pas non plus une panacée. « Il y a la fameuse aide sociale de 1500€ soumise à deux conditions. » Et c’est l’une ou l’autre: « La première est une suspension d’activité (parce que l’entreprise ne correspond pas à une activité indispensable), la deuxième avoir subi une baisse du chiffre d’affaire d’au moins soixante dix pour cent, définit l’auteure.  Beaucoup se diront « super ! », puisque nous sommes nombreux dans ce cas là. J’en ai fait la demande et surprise ! Nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions. C’est-à-dire que vous pouvez toucher 1500€ si vous les avez effectivement perdus. Pour faire simple, le chiffre d’affaires 2019 moins le chiffre d’affaire 2020, cela doit faire au moins 1500€ pour avoir l’aide complète. Cependant, si on prend l’exemple d’un chiffre d’affaire de 500€ en 2019 et de 100€ en 2020, et bien vous n’aurez le droit qu’à 400€. Certains diront donc : normal, puisque c’est ce que vous avez perdu ! » Emilie Loyer pointe les zones d’ombre : « Mais cette aide ne prend pas en compte le fait que chaque salon est différent d’une année à l’autre. J’ai moi-même un comparatif sur trois ans et un salon que je fais chaque année me rapporte plus ou moins en fonction du temps, de la communication, des événements alentour (exemple, les gilets jaunes). Bien qu’ayant fait un petit chiffre d’affaires en 2019, peut être aurais-je cartonné en 2020 ? Et dans tous les cas, j’aurai au moins été présente pour faire la publicité de mes livres. Cela se voit encore plus sur des sagas comme la mienne. Je ne vends souvent que le tome 1 sur salon. Et les gens reviennent me voir par la suite pour acheter mes trois autres tomes. Donc, chaque perte du premier tome, entraîne quasiment obligatoirement, une perte sur les trois autres tomes. Cette aide ne prend pas en compte « les ventes cachées ». »
Delphine Wysocki se heurte elle aussi à un obstacle: « Je me suis renseignée sur une possible aide, le gouvernement a réuni ses informations sur une fiche sur leur site. Et si je ne fais pas d’erreurs, il s’avère que je devrais employer au minimum 10 personnes pour percevoir une aide… »
La crise sanitaire est encore appelée à durer et le retour à la normale ne se fera pas dans l’immédiat… On souhaite bon courage à ces auteures pour la suite !

Delphine Wysocki, auteure en auto-édition, à propos de la crise sanitaire: « Professionnellement parlant, c’est dur »

Bonjour à tous !
Suite de mes interviews d’auteurs auto-édités, dont l’écriture et la vente de livres est l’activité principale. Ce dimanche, rendez-vous avec Delphine Wysocki. Elle est l’auteure de plusieurs livres de romans fantastiques, de science-fiction et de nouvelles. Parmi eux: « Tentation obscure », « Nightmare », « Regard mortel »…

■Kévin Monfils: Tu es écrivain auto-entrepreneur et c’est ton activité principale. Comment la crise sanitaire impacte-t-elle ton activité (suppression de salons, dédicaces, finances…) ?

►Delphine Wysocki: Malheureusement, comme beaucoup d’entre nous, j’ai vu mes salons et dédicaces s’annuler les uns après les autres. Cela a commencé par le salon de Bondues (Nord), qui a été annulé dès l’annonce de l’interdiction des événements de plus de 5 000 personnes… Mon dernier salon était le 8 mars près de chez moi, Saint-Gobain… Je n’ai plus rien depuis. Bien sûr, la santé et la sécurité de tous prévalent, mais professionnellement parlant, c’est dur. J’adore faire des salons, aller à la rencontre de mes lecteurs, ou en rencontrer de nouveau, échanger avec eux.

■K.M.: Est-ce que tu arrives à compenser avec des ventes en ligne ? Si oui, as-tu changé de stratégie de communication/de vente ?

►D.W.: Je ne suis pas très présente sur les réseaux (professionnellement), donc j’ai tenté un peu de pub, et j’ai eu quelques ventes. Mais cela ne remplace pas les salons.

■K.M.: Sais-tu avec certitude quand aura lieu ton prochain rendez-vous avec le public ?

►D.W.: On ne peut pas vraiment être sûr, quand on voit que les mesures de confinement sont prolongées et que l’on ne sait pas comment cela se passera une fois qu’il sera levé. Mais je dirais, avec les informations que l’on a aujourd’hui, que mon prochain évènement est le « Fantastique relais de l’imaginaire », à Launois-sur-Vence (Ardennes).

■K.M.: Quels sont tes projets littéraires ?

►D.W.: En fait, j’ai déjà eu deux sorties littéraires cette année, l’une n’a pas été dévoilée, et l’autre a fait une timide apparition à Saint-Gobain ! Je devais sortir « Regard Mortel » lors du salon de Bondues (Nord), le 15 mars, un mini-roman fantastique avec une touche de drame.
Et mon autre publication est une histoire pour enfants. Avec mes amies Sabine Thevenin et Anne Busin, nous avons lancé une collection qui s’appelle « Graines de Malice », pour les enfants de 3 à 6 ans. Sabine et Anne ont lancé leur premier numéro en décembre dernier, et je devais inaugurer le deuxième à l’Orée des légendes (Monthermé, Ardennes) les 18 et 19 avril. Il s’appelle « Lillah, la licorne… sans corne ! ».
Le plus frustrant, dans tout ça, c’est que, malgré l’absence de salons et de dédicaces, mon imprimeur continue de travailler et m’a donc envoyé mon stock de livres ! J’ai donc mes deux nouveautés qui prennent la poussière sur mon étagère (rires) !

Plus d’infos sur Delphine Wysocki et ses livres sur sur son site: https://www.delwys.com et sur sa page Facebook: Delphine Wysocki Auteure

Interview d’Emilie Loyer, écrivain en auto-édition


Bonjour à tous ! 
Aujourd’hui, pas de chronique. En ces temps de crise sanitaire, je vous propose cette fois-ci des témoignages de collègues écrivains auto-édités. Mais contrairement à moi, ils ont fait de l’écriture et de la vente de leurs livres leur activité principale. Le journalisme n’étant jamais loin, j’ai décidé de proposer ces témoignages sous forme d’interview. Aujourd’hui, je donne la parole à Emilie Loyer, auteure de la saga de fantasy « Les légendes oubliées ».

Kévin Monfils: Tu es écrivain auto-entrepreneur et c’est ton activité principale. Comment la crise sanitaire impacte-t-elle ton activité ?

Emilie Loyer: En effet je suis en auto-édition. Pour rappel, je gère donc la vente, la publicité et le suivi de mes livres seule sans passer par une maison d’édition. Même si je collabore avec des professionnels de la correction, de l’impression et de l’illustration. Contrairement aux auteurs édités, je gagne donc davantage sur mes ventes. Par contre, c’est la vente de mes livres qui me « paient » mon salaire, rien d’autre. La crise actuelle est donc d’autant plus difficile pour moi. A ce jour, j’ai eu six annulations de salons et de dédicaces. Cela se traduit, bien entendu, par un chiffre d’affaire en chute libre. Et de nouveaux lecteurs qui ne sont donc pas au rendez vous. En effet, chaque représentation me permet de me faire connaître. Les gens me voient et même s’ils ne m’achètent pas mes livres dans l’immédiat, ils y penseront peut-être à l’avenir pour eux ou pour faire un cadeau. Ne pas avoir de rendez vous avec eux et donc le principal problème de mon point de vue. 
Financièrement, par contre, d’autres problématiques se présentent : certains salons reportent leur date ou annulent simplement leur salon pour l’année 2020 et nous invitent à revenir en 2021. C’est donc de l’argent qui est investi sur 2021, en espérant que nous serons encore là à cette date. L’argent est sorti mais rien ne rentre ! 

K.M.: Est-ce que tu arrives à compenser avec des ventes en ligne ? 

E.L.: Les ventes en ligne ne sont pour moi que du bonus. Il faut savoir que je propose trois formes de vente : 

-Soit en passant directement par moi, avec dédicace à la clef. Je vends mon ouvrage 20,90€ avec un envoi postal de 6,10€. Soit un livre à 27€. Ce qui n’est évidemment par possible pour de nombreux lecteurs. Je prends donc en charge une partie de la livraison. Je demande donc 24€ pour une vente. 

-Soit en passant par une plateforme de vente en ligne. Cette dernière vend mon ouvrage 20,90€ et demande 2,99€ de frais d’envoi (qu’elle encaisse pour elle seule). Soit un livre à 23,89€. Le site prend 30% de frais divers. Je réceptionne donc 17,62€ alors que je m’occupe de la livraison qui est toujours de 6,10€. Soit une entrée d’argent effective de 11,52€. 

-Soit en passant par le réseau de librairies, même fonctionnement que les ventes en ligne. 

Pour résumé, je devrais donc vendre plus de cinquante livres pour espérer seulement payer mon prêt bancaire. En sachant, en plus, que mes ventes en ligne sont plus nombreuses après des salons et des dédicaces. Donc, si je n’en fais pas, mes ventes dégringolent…  

K.M.: Sais-tu avec certitude quand aura lieu ton prochain rendez-vous avec le public ?

E.L.: Pour le moment, la prochaine date est celle du 25/26 Avril, un salon du bien être à Oye-Plage (Pas-de-Calais). Mais je ne suis pas confiante du tout, pensant que nous serons encore en confinement à ce moment là. Si ce n’est pas le cas, tant mieux, mais … Quand tu vois qu’un salon ayant lieu le 8 mai a été annulé… Cela présage bien des suites de nos salons… 

K.M.: Quels sont tes projets littéraires ?

E.L.: Je suis en train d’écrire un nouveau livre. En fantasy également mais n’ayant rien à voir avec mon autre saga. J’aimerais également pouvoir faire des livres audios, et je suis en train de préparer un petit projet avec un autre auteur indépendant, Dario Alcide. Mais nous devons absolument attendre la fin du confinement pour nous lancer… La suite, dans une prochaine aventure ! En espérant que nous aurons la possibilité de la vivre… Et surtout prenez soin de vous et de vos proches !

Plus d’infos sur Emilie Loyer sur son site: http://leslegendesoubliees.e-monsite.com
Et sur sa page Facebook: Les légendes oubliées

Coronavirus : le point sur les salons annulés

Bonjour à tous !

En ces temps de pandémie et de confinement, mon activité d’écrivain est forcément impactée. Après l’annulation du salon du livre de Bondues le week-end des 14 et 15 mars, les rendez-vous d’avril sont eux aussi remis en cause par la crise sanitaire.
-Le salon « Les carottes se livrent en Dormans », auquel je devais me rendre les 11 et 12 avril a été reporté. Deux nouvelles dates sont proposées: le week-end du 16 mai et le week-end du 19 septembre.
-Le salon Montmir’art, prévu les 18 et 19 avril, n’aura pas lieu non plus. Mais les mêmes organisateurs m’ont proposé un autre salon le 4 octobre: le salon du livre d’Artonges.

Idem pour le mois de mai:
-En ce qui concerne le salon du livre de Préseau, le 16 mai, pour l’instant aucune décision n’a été prise. En cas de report le salon pourrait se tenir le 19 septembre.
-Il était également prévu que je retourne au salon Ruralivres, les 19 et 20 mai. Il es aussi annulé, mais pourrait avoir lieu en octobre.
Ce qui veut dire que mon prochain salon n’aura lieu, si les choses s’arrangent, qu’au mois de juin ! Il s’agit de la troisième édition du Fantastique relais de l’imaginaire, à Launois-sur-Vence, dans les Ardennes.

En ce qui concerne la parution des « Dragons de Venise », j’ai demandé à ma maison d’édition si la crise sanitaire pourrait retarder la publication de mon nouveau roman. Pour l’instant, l’équipe continue à travailler sur la maquette et la relecture, en équipe réduite. A priori, lorsque le livre sera prêt à partir en impression, les salons devraient avoir repris.

Voilà pour les nouvelles ! La page restera active en cette période de crise sanitaire. Je vous dis à très bientôt et… Restez chez vous !

Mon avis sur « Bora-Bora’s bitches »

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Cette semaine, je vais vous parler du dernier livre que j’ai terminé.
Ce livre n’est pas mon genre habituel. Ce n’est ni du fantastique, ni de l’aventure, ni de l’histoire : c’est un roman dans le genre plutôt comédie / vaudeville. J’ai nommé: Bora-Bora’s bitches, de Jacinthe Canet. Ce livre fait partie de ceux que je vends pour le Héron d’argent en salon du livre (mais pas en ce moment…).
Le synopsis ? Le livre met en scène quatre copines qui vivent en colocation dans un appartement parisien. Le titre donne le ton: dans ce roman dans le genre Sex and the city, on suit les péripéties amoureuses, sexuelles et (un peu) professionnelles des protagonistes.
Ce que j’en ai pensé ? J’ai tout d’abord envie de dire que c’est un livre pour femmes (mais je l’ai lu quand même). Mais attention, un livre pour femmes adultes et non pour les enfants ou les adolescentes. Le langage est en effet très fleuri, les personnages n’ont aucun tabou entre elles. Il faut être un minimum à l’aise avec la sexualité pour lire ce livre.
Au-delà de cela, j’ai trouvé le livre assez rafraichissant. Ca se lit vite. C’est léger, drôle, dynamique et idéal pour se remonter un peu le moral si on est morose ou si on doit rester confiné chez soi. Ça m’a un peu fait penser au Journal de Bridget Jones.
Sur les points négatifs, je dirais que j’ai trouvé le livre trop long. 345 pages, c’est beaucoup pour un livre de ce genre. Il y a aussi des côtés répétitifs. Certains passages ou chapitres auraient pu être abrégés, toutes les notes de pages ne sont pas utiles.
Voilà pour cette chronique littéraire ! J’espère vous en proposer plus souvent. A très vite pour de nouvelles aventures !

Gaël Monfils est-il de ma famille ? La réponse est ici !

Chronique de la semaine ! 
Aujourd’hui, on va aborder un sujet de la plus haute importance. Un sujet capital pour mes livres, dont on me parle depuis plusieurs années. L’idée est de savoir… Si je suis bien de la famille de Gaël Monfils.
C’est une question qui passionne bien plus mon entourage que moi-même – on a dû me poser la question au moins 15 300 fois- car je ne me suis jamais lancé dans de grandes recherches généalogiques sur le sujet. L’idée de savoir si nous sommes ou non de sa famille n’est pas un sujet qui me préoccupe plus que cela.  Au contraire, cela m’amuse de voir la fascination des gens sur le sujet.
Ceci dit,  pour apporter une réponse à cette question, il y a de grandes chances pour que la réponse soit oui, puisque nos origines (la Guadeloupe) sont similaires. Gaël Monfils appartient certainement à une branche de notre famille, mais je ne saurais dire laquelle. Pour l’anecdote, il y a plusieurs années, sa famille a déjà contacté certains de mes proches, pour savoir si nous étions parents, mais nous n’avions pas su leur dire. Mais Gaël Monfils et moi sommes certainement cousins éloignés.
Après, je n’ai jamais rencontré Gaël Monfils, et ne l’ai jamais interviewé non plus. Et hormis le nom, je ne crois pas qu’on ait beaucoup de points communs : je n’ai jamais su jouer réellement au tennis ! J’ai toujours eu un problème avec ce sport : je trouve la raquette trop lourde, le terrain trop grand, bref je préfère le tennis de table ! 
Pour l’anecdote, il existe d’autres Monfils célèbres:  l’ancien sénateur belge Philippe Monfils, l’écrivain Nadine Monfils… D’ailleurs, on m’a donné une fois si j’étais de la famille de Nadine Monfils ! Ça change de Gaël…
A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !

Le rythme de parution des livres

Chronique de la semaine ! Cette semaine, on va parler du rythme de parution des livres. Le Mooga en 2015, La Jamélienne en 2017, Les Dragons de Venise en 2020… Je fais paraitre des livres tous les deux ou trois ans.
A quel rythme faut-il publier ses livres ? Je dirais qu’il faut laisser au public le temps de connaître un livre et de l’assimiler, avant de lui en proposer un autre. Car en réalité, c’est aussi le public qui décide. A partir du moment où il réclame un livre, c’est que l’attente est là et que c’est le bon moment pour le sortir.
Il y a le public certes, mais aussi l’écrivain ! Il faut aussi lui laisser le temps d’écrire. Ce serait dommage de bâcler la rédaction d’un ouvrage simplement à cause d’une histoire de délais. Il faut aussi être pragmatique : il est plus sage de connaître le nombre de lecteurs de son premier livre, et les droits d’auteurs qui vont avec, avant de se lancer dans la publication d’un nouvel ouvrage.
Le rythme de parution des livres est plus important lorsqu’il s’agit d’une saga: de deux, trois, quatre épisodes… Puisque chaque livre en amène un nouveau. Quand j’ai sorti le Mooga, j’ai eu avec le temps de plus en plus de demandes pour la publication de la suite (même si, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, sa publication n’était pas spécialement prévue). Deux ans ne me paraissait être un délai ni trop court, ni trop long. En revanche, lorsqu’on écrit des one-shot, l’attente est forcément moindre, mais pour fidéliser ses lecteurs, mieux vaut ne pas trop attendre non plus. Pour moi, il est inutile de sortir plusieurs livres par an. Je pense qu’un délai raisonnable est tous les ans, ou tous les deux ans.
Bien sûr il faut aussi avoir quelque chose à raconter ! Inutile de se forcer à faire un nouveau livre si on n’a ni les idées, ni les moyens de le faire. Mieux vaut laisser un public un bon souvenir plutôt que de le décevoir…
Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ! A très vite pour de nouvelles aventures !

Zoom sur les commentaires de texte

Chronique de la semaine !
Cette semaine, on va parler des commentaires de texte. Je précise une nouvelle fois qu’il n’est pas question ici de me positionner en professeur omniscient, ni en donneur de leçons, mais de soulever des interrogations.
On a tous connu cet exercice qui nous était soumis à partir du lycée, qui consiste à analyser un texte en interprétant son contenu, en observant sa construction, ou en disséquant le vocabulaire. Exercice qui ne concerne pas seulement le français, mais aussi d’autres matières comme l’histoire ou la philosophie.
J’avais une conversation avec un ami un jour, qui estimait que commenter une oeuvre, c’était la dénaturer, la vider de sa substance, et que tout analyser empêchait d’apprécier le texte puisqu’on ne le lit pas comme un lecteur lambda, sans devoir se poser de questions. La réflexion est intéressante.
D’ailleurs, j’ai toujours eu une petite réserve sur le commentaire de texte. En effet, qui nous dit que notre analyse est bonne et que nous ne faisons pas de formidables contresens ? Comment le professeur sait-il qu’il a raison, comment peut-il juger de la pertinence d’une analyse ? Qui, à part l’auteur du texte lui-même, peut expliquer réellement ce qu’il a voulu dire ? L’auteur s’était-il posé toutes ces questions de construction, de vocabulaire en écrivant son oeuvre ? Le commentaire de texte est, au fond, purement subjectif… Même chez le professeur.
Je pense d’ailleurs que plus un texte est ancien, plus il est difficile de l’interpréter: les sources se perdent, le contexte d’écriture est incertain ou moins connu… Notre analyse contemporaine n’en devient que plus contestable, surtout en ce qui concerne les textes de l’Antiquité ou du Moyen-Age.
Il est arrivé, à deux reprises, que des collégiens me disent avoir acheté le Mooga pour en faire un exposé devant leur classe. J’aurais été curieux d’assister à leur exposé et de voir comment ils avaient analysé mon livre, afin de savoir si ce qu’ils en pensaient collait vraiment à ce que j’avais voulu faire. Dans ce cas, ils peuvent en effet échanger l’auteur en chair et en os !
Voilà pour la chronique de la semaine ! Je n’ai évidemment pas l’intention de contacter le ministère de l’Education nationale pour leur dire qu’il faut cesser les commentaires de texte ou les exposés littéraires, ce ne sont que mes réflexions ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! A très vite, et… soyez heureux !

Mes réflexions sur les pseudonymes

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des pseudonymes.
Certains écrivains choisissent de ne pas publier leur livre sous leur vrai nom. Pourquoi ? D’abord, il peut s’agir d’une part de personnes qui veulent garder leur identité secrète, dans un souci de protéger leur vie privée, et se sentir plus libre. Lewis Caroll s’appelait en réalité Charles Lutdwidge Dodgson ! Voltaire François-Marie Arouet… Ensuite, certains se choisissent un nom de plume qui correspond mieux à l’image d’artiste qu’ils veulent véhiculer, en allant au-delà de leur simple nom civil. Le pseudonyme peut être intéressant si on porte un nom civil très commun, tel Jean Dupont, qui risque de passer inaperçu… Ou si on porte un nom difficile à porter ou à prononcer.
Mais l’utilisation de pseudonymes peut être à double tranchant.
D’une part, que se passe-t-il si le livre a du succès ? Est-ce à ce moment-là qu’il faut sortir du bois et assumer sa véritable identité ? Est-ce que cela ne paraitrait pas trop opportuniste ? Cette situation me fait penser à un téléfilm que j’avais vu un jour, qui s’appelait La double vie de Jeanne, avec Catherine Jacob. La protagoniste avait si peu confiance en elle qu’elle avait déposé son manuscrit signé d’un pseudonyme sur le bureau d’une maison d’édition. Or, le livre avait été publié et est devenu un best seller. La maison d’édition s’était mise en quête de l’auteure, et la protagoniste avait eu bien du mal à prouver qu’elle était l’auteure du manuscrit… Voilà pourquoi il faut toujours garder toutes les traces de son travail d’écriture !
D’autre part, l’utilisation d’un pseudonyme peut être sujette à plusieurs interprétations : l’auteur a-t-il quelque chose de particulier à cacher ? Pourquoi veut-il maintenir son public à distance ? Mais alors, comment réellement le connaître ? Cela peut susciter la méfiance: à qui a-t-on réellement affaire ?
Dans tous les cas, je pense qu’il vaut donc mieux assumer. Ma première maison d’édition m’avait demandé, dans le contrat de publication, si j’utilisais un pseudonyme, mais je n’en voyais pas l’intérêt. Je ne me suis jamais réellement posé cette question, en fait. J’assume totalement mon nom ! Je n’ai rien de particulier à cacher. Comme je le disais la semaine dernière, pour moi, publier c’est se révéler, et non se cacher. Je trouve donc l’utilisation d’un pseudonyme contradictoire avec l’idée même de la publication.
Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ! A très vite pour de nouvelles aventures !