Zoom sur les comités de lecture

Chronique de la semaine !
Cette semaine, on va parler des comités de lecture.
Une maison d’édition digne de ce nom doit toujours avoir un comité de lecture. Le comité de lecture, c’est la porte d’entrée de la maison d’édition. Son rôle est d’examiner les manuscrits et de décider, de façon collégiale, si le texte est accepté ou non en vue de la publication. Le comité observe le fond et la forme du manuscrit. Un manuscrit mal présenté ou bourré de fautes dès le début sera d’office mis de côté. En lisant le texte, le comité vérifie si le manuscrit correspond à la ligne éditoriale de la maison d’édition. Souvent, il va attribuer des notes au manuscrit, en fonction de différents critères.
Qui compose le comité de lecture ? Ce sont des membres de l’équipe de la maison d’édition ou des écrivains de la maison d’édition. Mais il peut tout aussi bien s’agir de personnes extérieures à l’entreprise, mais familières du milieu des lettres et de l’édition. Le comité de lecture fait le tampon entre l’écrivain et l’éditeur. Il est en effet rare que l’éditeur prenne contact directement avec l’écrivain.
Tous les comités n’auront pas le même regard sur le manuscrit, puisque chaque maison d’édition présente une ligne éditoriale différente: si l’une refuse un manuscrit, cela ne veut pas forcément dire que le texte est mauvais, mais qu’il ne correspond tout simplement pas à la ligne éditoriale de la maison d’édition. Un même manuscrit peut être accepté dans une autre maison.
C’est après examen du manuscrit que la maison d’édition répond à l’écrivain. Après lecture du texte, les réponses de la maison d’édition parviennent au candidat après plusieurs semaines, ou plusieurs mois. Si le manuscrit est refusé, l’éditeur ne se justifiera pas toujours, loin de là. Si le manuscrit est accepté, une première étape est franchie : vient ensuite le temps de la correction.
Je n’ai jamais fait partie d’un comité de lecture mais je pourrais accepter le rôle si on me le proposait. Mais c’est un travail très prenant et il faut être très assidu, sachant qu’une maison d’édition reçoit en permanence de nouveaux manuscrits. C’est pourquoi elles n’en retiennent qu’une infime proportion, et ne répondent pas toujours aux auteurs dont les manuscrits sont refusés.
Voilà pour la chronique de la semaine ! Bon dimanche à tous !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *