Un écrivain souriant, c’est toujours plus engageant !
En séance de dédicaces ou en salon, comment savoir si une personne est intéressée par mes livres ? Tout est affaire d’observation et de comportement.
L’attitude de l’écrivain, d’abord, est très importante : il doit se montrer disponible pour le public. Il faut être souriant, ne pas avoir l’air d’être ailleurs ou soucieux. L’écrivain ne doit pas être fourré dans son téléphone ou plongé dans sa lecture. Il doit relever la tête, observer ce qui se passe et être ouvert aux passants. La timidité au placard ! Les lecteurs, il faut aller les chercher ! En ce qui me concerne, je salue régulièrement les personnes qui passent devant mon stand par un tonique « Bonjour ! ». Une fois le bonjour rendu, j’enchaîne avec une phrase d’accroche : souvent, c’est « je vous présente mes livres ? » ou « qu’est-ce que vous aimez lire » ?
Du côté du public, une personne qui marche vite en regardant droit devant elle ne sera généralement pas intéressée par mon stand : je comprends à son attitude qu’elle est venue chercher quelque chose de précis et n’a pas de temps à me consacrer. Un individu qui marche à allure modérée, en prenant le temps de regarder autour de lui, paraît plus disponible et peut être abordé. Enfin, il y a le cas de clients qui regardent mon stand, mais sans oser s’approcher, s’arrêter ou poser des questions : alors, je les interpelle ou leur fais signe de venir.
Une fois le contact établi, si la personne dit « non merci » je n’insiste pas. Je n’ai pas à être vexé si une personne n’est pas intéressée. D’autres jouent le jeu en prenant le temps d’écouter la présentation de mes livres, mais poursuivent tout de même leur chemin. En revanche, si, après avoir écouté la description de mes ouvrages, une personne saisit un livre et commence à le feuilleter, c’est bon signe. Si elle me demande le prix du livre, c’est qu’elle est intéressée, elle finit alors par l’acheter.
Quand je présente mes ouvrages, je mets en avant tous leurs aspects positifs, en me basant sur les retours des lecteurs. Je reste toujours honnête : je n’invente rien et je n’exagère rien. Par exemple, je ne vais pas raconter que j’écris du policier alors que ce n’est pas le cas. Mon but, c’est d’éveiller l’intérêt des clients, mais je ne force jamais personne à acheter. C’est le client qui décide. Etre en dédicaces demande toujours humilité et modestie !

