Bonjour à tous !
C’est l’heure de se retrouver pour la nouvelle chronique de la semaine ! Et cette semaine, on va aborder un sujet qui peut paraître anecdotique mais qui a tout de même son importance : le fait de prêter ou donner un livre.
Je m’explique.Acheter un livre n’est pas qu’un geste commercial. C’est un acte de soutien à l’écrivain, qui touche des droits d’auteur sur chaque livre vendu.
« Tu me prêteras le livre ? » est une question souvent anodine chez un lecteur : il est plus pratique d’emprunter le livre du voisin, plutôt que de dépenser de l’argent pour un ouvrage qu’on peut avoir gratuitement. C’est un réflexe que je comprends tout à fait en tant que lecteur. Je ne suis d’ailleurs pas en train de dire ici que je n’ai jamais emprunté de livre dans ma vie. Mais, vue de ma fenêtre d’écrivain, cette même phrase me laisse toujours un peu réticent.
Pourquoi ? Parce que chaque livre prêté représente, en somme, de l’argent perdu. Si deux personnes empruntent le livre à un troisième lecteur, l’écrivain ne touchera que le tiers des droits d’auteur qu’il aurait pu percevoir. Il est donc financièrement perdant.
Prêter un livre ancien ne me choque pas. Mais la pertinence du prêt se pose réellement pour un écrivain qui vient de publier son ouvrage et qui compte toucher ses droits d’auteur. La question est encore plus prégnante pour ceux qui vivent de leur activité d’écriture : il est pécuniairement difficile d’être écrivain à plein temps, alors chaque euro a son importance.
J’aurais le même raisonnement pour le fait de donner un livre. Je me souviens avoir, une fois, échangé un livre avec un auteur du stand voisin dans un salon. Le deal était le suivant : « je t’offre mon livre, tu m’offres le tien ». Sur le moment cela me paraissait juste, mais c’est une chose que je ne referais pas aujourd’hui. Tout travail mérite salaire…
Il n’y a bien sûr aucune loi qui interdit de prêter ou donner un livre. Je n’encourage pas la radinerie, mais je pense qu’on ne doit offrir un livre que dans certains cas : si la personne a joué un rôle particulier dans l’élaboration de l’ouvrage, par exemple pour sa correction, si elle participe à sa promotion… Il est courant d’offrir des exemplaires presse aux journalistes qui font un article de présentation sur un l’ouvrage.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà réfléchi à la question ? J’attends vos commentaires ! Je vais à présent marquer une pause estivale. Et je vous dis à très bientôt pour reparler de livres !
Prêter ou donner un livre

