Aujourd’hui, je vais parler de la genèse de mon premier roman publié. Comment m’est venue l’idée du Mooga ?
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, j’ai écrit « La malédiction du Mooga » il y a fort longtemps, en 2003, avant de publier ce récit en 2015.
La toute première fois que j’ai commencé à penser à cette histoire, je me souviens que j’étais en seconde, en cours de français. C’était en 2001, j’avais 14 ans. J’avoue que je n’étais pas très concentré sur le cours à ce moment-là et que je rêvassais ! Suite à la lecture de certains romans (Spooksville, Chair de poule…) et au visionnage de certaines séries comme X Files, j’ai eu envie d’écrire une histoire au concept différent de ce que j’avais rédigé jusque-là. D’habitude, mes personnages vivaient des aventures en allant explorer un milieu étranger et fantastique. Là, je voulais quelque chose de différent: il fallait que le fantastique vienne à eux, dans leur environnement. Je voulais une histoire sombre et chargée de mystères. J’avais commencé à imaginer les scènes principales de l’histoire, dont celle de la découverte du bracelet. Finalement, deux ans se sont écoulés avant que je me mette réellement à écrire ce récit, puisque j’en avais entretemps rédigé un autre en 2002.
Quand j’ai commencé à écrire, c’était donc au début de mes vacances d’été de 2003, entre la première et la terminale. Mais la construction inhabituelle du récit que je voulais tenter faisait que je n’avançais pas aussi vite que d’habitude. Cela va peut-être vous surprendre, mais à l’époque j’avais même songé à abandonner ! Après m’être interrompu pendant une quinzaine de jours, le temps de faire un voyage, j’ai repris la plume à mon retour, avec plus de conviction. J’écrivais en journée mais aussi la nuit ! Inconsciemment, je pense que je cherchais à me mettre dans l’ambiance du récit qui contient beaucoup de scènes nocturnes. Je me souviens ainsi qu’un soir, je n’avais pas lâché le crayon jusqu’à une heure du matin ! Je savais qui se métamorphoserait en Mooga dès le début de la rédaction de mon récit.
Finalement, j’ai réussi à respecter le délai que je m’étais imposé: je souhaitais terminer mon récit pour la rentrée, afin de me concentrer sur mon bac ensuite. Pari réussi, puisque j’ai posé le point final de mon récit après deux mois d’écriture, le 1er septembre 2003. Le lendemain, je rentrais en terminale !
Lorsque j’ai fait relire le récit à mes proches, je les ai sentis plus captivés que d’habitude. Ils venaient me poser des questions, spéculaient sur la fin du récit et l’identité du Mooga. Le concept différent que j’imaginais avait porté ses fruits: cela valait le coup de sortir de ma zone de confort !
La genèse du Mooga

