Comment publier un livre ?

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, je vais aborder un sujet essentiel, que je m’étonne moi-même de ne pas avoir évoqué plus tôt dans mes chroniques. A savoir : comment publier un livre ? Il existe trois voies pour la publication.
La première, c’est la maison d’édition à compte d’éditeur. Le Saint-Graal pour un écrivain. A compte d’éditeur, cela signifie que l’éditeur avance les frais pour publier le manuscrit de l’écrivain. Un travail éditorial est mené avec l’écrivain :son manuscrit est retravaillé avec l’éditeur. Celui-ci prend financièrement tout en charge pour créer le livre : l’impression, la maquette, la distribution du livre dans les librairies… Cet engagement financier veut dire que l’éditeur a confiance en l’écrivain, en son talent et en sa capacité à faire de bonnes ventes avec son ouvrage. C’est l’idéal, certes, mais il n’est pas facile de se faire publier à compte d’éditeur: la maison d’édition ne peut pas avancer des frais pour chaque manuscrit qu’elle reçoit. La sélection est donc ardue, la plupart des manuscrits sont refusés. ll faut compter au moins un an entre l’envoi du manuscrit et la publication. Les maisons d’édition les plus connues (Albin Michel, Plon, Casterman…) sont des maisons d’édition à compte d’éditeur.
La deuxième possibilité, c’est la maison d’édition à compte d’auteur, comme Jets d’encre ou Persée. Cela signifie que c’est l’écrivain qui paie la publication de son livre. L’éditeur lui demande une somme d’argent souvent élevée, cela monte dans les milliers d’euros, pour créer le livre. Dans ce cas, la maison d’édition ne prend aucun risque financier et la sélection des manuscrits est beaucoup moins sévère: les maisons d’édition à compte d’auteur publient la plupart des textes qu’elles reçoivent. Il n’y a pas ou peu de travail éditorial sur le texte. Inconvénient: leurs écrivains étant très nombreux, ces maisons d’édition peuvent moins facilement faire de la promotion pour leurs écrivains. La publication est beaucoup plus rapide (quelques mois) que le compte d’éditeur, mais le référencement et le placement des ouvrages en librairie est plus difficile.
La troisième voie, c’est l’auto-édition. Dans ce cas, il n’est pas question de maison d’édition. C’est l’écrivain lui-même qui devient l’éditeur de ses livres. Il prend tout en charge de A à Z: la création de son entreprise, l’impression de ses livres, la maquette, le référencement, le placement en librairie… L’avantage, c’es l’autonomie, l’inconvénient, c’est que cela demande du temps et là aussi, de l’argent. Personnellement, je republie mes livres en autoédition. L’auto-édition ne signifie pas forcément qu’on sera moins visible sur le marché du livre: des écrivains ayant publié en autoédition rencontrent eux aussi le succès alors qu’ils travaillent sans aucune maison d’édition connue !
Le monde de l’édition n’est pas facile, il n’est pas aisé de s’y repérer quand on découvre le milieu. Il n’y a pas de façon idéale de publier, chaque situation est différente. Enfin, je dirais que ce n’est que le problème de l’écrivain: le lecteur se moque de savoir comment vous avez publié votre livre. Dans tous les cas, le plaisir de la lecture sera le même !
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