Chronique littéraire: « Le Graal de l’inframonde » de Vanessa et Diana Callico

Bonjour à tous ! C’est l’heure de se retrouver pour une nouvelle chronique littéraire !
Et aujourd’hui on va évoquer ensemble « Le Graal de l’inframonde » de Diana et Vanessa Callico. C’est le deuxième tome de la saga « Les sept portes de l’apocalypse », publiée chez le Héron d’argent.
Alors que raconte ce livre ? Après avoir été transportée à l’époque de Vlad Drakul dans le premier tome, Eva, cette étudiante qui prépare une thèse sur le thème de l’apocalypse, se retrouve cette fois au début du XVIe siècle, en 1519 , au moment de la conquête de l’empire aztèque par l’Espagnol Hernan Cortes. Cette fois, Eva s’est réincarnée dans le corps d’une prêtresse aztèque. Sa mission, en tant que messagère de l’Apocalypse, est de trouver les cavaliers de l’apocalypse dans ce nouveau temps.
La couverture est très réussie : on y voit Eva, réincarnée dans son nouveau corps, au milieu d’une vallée de l’empire aztèque. La couverture de Matthieu Coudray, très riche, reprend les principaux symboles et enjeux du livre : les papillons, le Codex des destins, l’oiseau sacré… L’illustration joue habilement sur les couleurs et les contrastes.
Ce deuxième tome s’inscrit parfaitement dans la lignée du premier : c’est un livre très ambitieux et mystique. La visite d’une nouvelle époque est l’occasion de continuer à développer le potentiel scénaristique abordé dans le premier tome. Il y a tant de choses à dire sur l’apocalypse ! Et le contexte de la conquête de l’empire aztèque par Cortes s’y prête parfaitement. Comme dans le premier tome, le livre met en scène le choc entre deux civilisations. En effet, l’empire aztèque était, en 1519, en Amérique centrale, au sommet de son épanouissement culturel, politique et artistique. Et il n’a fallu que deux ans à Hernan Cortes pour mettre fin à cette civilisation vieille de plusieurs siècles. Je dirais donc que ce livre a un côté réaliste puisqu’il montre la violence de la conquête et de la colonisation. Le livre n’occulte pas que l’arrivée des Espagnols s’est accompagnée de massacres à grande échelle. De ce fait, attention : certaines scènes sont très explicites, ce n’est pas un roman à mettre entre les mains des plus jeunes !
Si le livre aborde toujours autant le fantastique (nous y reviendrons), il est réaliste aussi parce qu’il met en scène des personnages et des lieux ayant réellement existé : le conquistador Hernan Cortes bien sûr, mais aussi un autre, Narvaez, l’empereur Moctezuma, le gouverneur de Cuba Diego Velasquez… Le récit évoque également les dieux de la religion aztèque comme Tezcatlipoca ou Quetzacoatl. Là encore, toutes ces références témoignent d’un important travail de documentation de la part des auteures. Ce que je ne peux que saluer.
Côté fantastique, maintenant. On retrouve les fondamentaux de la saga : la réincarnation et le voyage dans le temps. Mais aussi des animaux parlants, des malédictions divines, le thème de l’immortalité… Tout cela est articulé autour du mythe de la quête du Graal. La quête du Graal est abordée par les personnages dans les deux époques mises parallèlement en scène : le XVIe siècle et l’époque contemporaine. Là encore, j’ai envie de dire que le fantastique ne sort pas de nulle part : il repose sur des réinterprétations de cultures et de croyances.
C’est donc un livre très riche, très dense, avec beaucoup d’informations. J’ai remarqué qu’Eva et Vlad Drakul étaient moins présents dans ce deuxième tome. Mais je pense que, vu le potentiel scénaristique, il était difficile de mettre en scène tous les personnages et toutes les époques de façon parfaitement équitable. Dès lors, la nécessité d’un troisième tome s’impose. Et c’est chose faite puisque la saga continue dans L’Arche du Ragnarok : dans ce nouvel épisode, Eva et Vlad Drakul se retrouvent transportés au 8e siècle au temps des Vikings et de Charlemagne ! Cela promet !
À bientôt !

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