Chronique de la semaine: la correction d’un manuscrit

Bonjour à tous ! C’est l’heure de se retrouver en vidéo pour la nouvelle chronique de la semaine !
Et cette semaine on va parler de la correction d’un manuscrit.
En tant qu’écrivain, c’est un passage obligé : tous les manuscrits doivent être relus avant publication. Une maison d’édition digne de ce nom proposera toujours un travail de correction. Pour ce faire, elle travaille avec des personnes dont c’est le métier, donc des correcteurs qui relisent toutes sortes de manuscrits : biographies, romans, thèses universitaires… Il y a toujours des manuscrits à corriger, c’est un puits sans fond ! Les correcteurs sont des travailleurs indépendants, qui travaillent avec plusieurs maisons d’édition à la fois : c’est même impératif pour pouvoir décrocher régulièrement des contrats et vivre de cette activité.
ll n’y a pas de honte à faire relire son texte : cela ne veut pas dire qu’il est mal écrit. Mais on ne peut pas publier un manuscrit brut, tel quel, sans travail précis de correction. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’écrivain ne peut pas être objectif sur ce qu’il écrit. Il faut faire preuve d’humilité : même si on est bon en français et en orthographe, il y a toujours des choses qui échappent à l’écrivain : des fautes de frappe, des répétitions, des tournures de phrase à revoir…
Le correcteur doit travailler en liaison avec l’écrivain. Le correcteur s’intéresse à la forme et non au fond, celui-ci ayant préalablement été validé par la maison d’édition. Le relecteur procède aux modifications dans le texte. Il ne peut pas imposer des corrections  -sauf celles qui portent sur des erreurs évidentes – mais doit obtenir la validation de l’auteur, qui a toujours son mot à dire. Le manuscrit fait donc des allers-retours entre le correcteur et l’écrivain. En ce qui me concerne, j’ai toujours accepté la plupart des corrections proposées, sauf celles où il y avait incompréhension de la part du correcteur, et où sa suggestion risquait de changer quelque chose dans le scénario. J’ai toujours été satisfait du travail de correction proposé et me suis bien entendu avec les personnes qui s’occupaient de mes manuscrits. Une fois les corrections terminées, le bon à tirer peut être signé par l’auteur : c’est-à-dire que le manuscrit est prêt pour l’impression et n’est plus modifiable.
Dernièrement, j’ai eu l’occasion de changer de casquette : je suis moi-même devenu correcteur car cette fois, c’est à moi qu’on a demandé de relire un manuscrit. C’était une expérience intéressante. Voici ce que j’en ai retenu : le correcteur doit à la fois travailler vite et prendre son temps. Il doit être ouvert à toutes sortes d’écrits et de style d’écriture. Il faut être concentré, patient et très minutieux dans son travail, mais aussi travailler avec différents outils : dictionnaire, dictionnaire des synonymes, correcteur automatique comme Antidote… Être correcteur c’est mener tout un travail de vérification. L’écrivain compte beaucoup sur le correcteur !
En conclusion, un manuscrit ne sera jamais impeccable : il y aura toujours des imperfections. Mais il sera toujours plus lisible que s’il n’a pas été du tout relu.
Voilà pour la chronique de la semaine, je vous dis à très bientôt !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *