Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, je vais parler de la fin. Pas de la fin de mon aventure littéraire, mais de la fin d’un livre. Je m’explique.
Il m’arrive assez régulièrement d’être déçu de la fin d’un livre. Pas forcément par la tournure du scénario, mais plutôt par son traitement. En effet, j’ai régulièrement l’impression que la fin d’une oeuvre est bâclée alors qu’elle est essentielle quant à l’impression générale que le lecteur se fera du livre. Souvent, la fin paraît précipitée, comme si l’auteur était pressé d’en finir. Je peux le comprendre: arrivé au bout de plusieurs mois ou années de travail, on a envie de poser enfin le point final pour passer à autre chose. Arriver à la fin d’un livre est un soulagement pour l’écrivain. Mais une brusque accélération des événements relatés n’est à mon sens pas un bon message pour lecteur.
Je pense que la fin doit être aussi soignée que le reste du récit. Pour moi, une bonne fin doit être préparée et étendue sur plusieurs chapitres, pour amener doucement le lecteur vers la conclusion. Il faut trouver progressivement des résolutions aux différents problèmes soulevés dans le récit.
Pour achever son récit sur une pente douce, il y a aussi l’option épilogue. Je l’ai expérimenté pour la première fois avec « La Jamélienne ». Dans la première version de ce récit, il n’y avait pas d’épilogue. J’ai choisi d’en rajouter un au moment de la publication. Pour moi, l’épilogue n’est pas un chapitre à proprement parler, mais une anecdote supplémentaire, une dernière parenthèse après que l’essentiel a été dit.
Faut-il écrire « fin » au terme de son récit ? C’est ce que je faisais dans les premiers récits que j’écrivais quand j’étais enfant. Mais aujourd’hui, je vois l’utilisation du mot « FIN » davantage dans les récits pour enfants, justement. Le lecteur adulte n’est pas bête : s’il n’y a plus de pages à lire, il se doute bien que le récit qu’il vient de parcourir est terminé.
Et vous, qu’avez-vous pensé de la fin de mes livres ? N’hésitez pas à réagir ! A la semaine prochaine pour une nouvelle chronique !
Savoir finir en beauté

