Chronique de la semaine : ne pas finir un livre

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler de quelque chose qui nous est à tous déjà arrivé au moins une fois : ne pas finir un livre.
Cela s’est produit quelques fois pendant mon enfance. Je me souviens que je n’avais pas terminé le livre Un sac de billes de Joseph Joffo. Je pense que j’étais trop jeune pour le lire, car je n’en comprenais pas le sens ni l’intérêt. Je n’étais pas non plus arrivé au bout des Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain. Je me rappelle que je n’avais pas aimé certains passages, c’était peut-être un peu trop difficile à lire pour moi et ça ne m’avait pas captivé.
Aujourd’hui, il est beaucoup plus rare que je ne finisse pas un livre. Si cela arrive, c’est parce que je trouve l’ouvrage trop long, trop fastidieux, que je n’arrive pas à rentrer dedans… Ou que je n’ai pas besoin de tout lire.
Dans cette chronique, je distinguerai deux types d’ouvrages : les romans, et les livres à caractère pédagogique.
Parlons d’abord des romans. Je considère aujourd’hui que c’est une marque de respect pour le travail de l’auteur que d’aller au bout du récit. De plus, j’estime que je ne pourrai me faire un avis définitif sur l’ouvrage qu’une fois après l’avoir achevé : je pourrai ainsi valider ou non mes impressions sur les premières pages. Et une fois que j’ai commencé un roman, j’ai forcément envie d’en connaître la fin même si je n’aime pas l’histoire, le style… En fait, si je risque de ne pas finir un roman, autant ne jamais le commencer ! Parfois, il m’arrive de faire une longue pause dans la lecture d’un récit. Si celle-ci se prolonge – sur une durée de plusieurs mois par exemple- au point que je ne me souviens plus de ce que j’ai lu, je préfère recommencer la lecture depuis le début et je m’impose un rythme de lecture pour arriver jusqu’au bout. Par exemple, je me suis déjà dit : « aujourd’hui, je lis cinquante pages », « je finis cette semaine », etc.
Le cas est différent pour les livres pédagogiques : pour moi, ils se lisent comme une encyclopédie et non comme un roman avec un scénario constitué d’un début, d’un milieu et d’une fin. Je m’en voudrais moins de ne pas finir un livre-documentaire, comme un atlas sur la faune, un livre de géographie…  On peut commencer ce type de livre par n’importe quel chapitre et consulter l’ouvrage à tout moment. Et là, le but n’est pas forcément de tout lire, mais plutôt de s’instruire ou de rechercher une information.
En tant qu’écrivain et journaliste, je reçois énormément d’ouvrages et je sais pertinemment qu’il y en a certains que je ne lirai pas, tout simplement parce que je sais qu’ils ne vont pas m’intéresser, que je n’aurai pas de temps à leur consacrer et qu’ils ne m’apporteront rien de particulier. C’est le cas par exemple des ouvrages aux sujets très pointus, et pas vraiment grand public. Bref, je dois faire des choix !
En tout cas aujourd’hui, je reprendrais bien volontiers la lecture d’Un sac de billes de Joseph Joffo. Je perçois aujourd’hui beaucoup mieux la valeur de ce livre que quand j’étais enfant…
Et vous, arrive-t-il souvent de ne pas finir un livre ? Et pourquoi ?
À très vite !

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