Zoom sur les commentaires de texte

Chronique de la semaine !
Cette semaine, on va parler des commentaires de texte. Je précise une nouvelle fois qu’il n’est pas question ici de me positionner en professeur omniscient, ni en donneur de leçons, mais de soulever des interrogations.
On a tous connu cet exercice qui nous était soumis à partir du lycée, qui consiste à analyser un texte en interprétant son contenu, en observant sa construction, ou en disséquant le vocabulaire. Exercice qui ne concerne pas seulement le français, mais aussi d’autres matières comme l’histoire ou la philosophie.
J’avais une conversation avec un ami un jour, qui estimait que commenter une oeuvre, c’était la dénaturer, la vider de sa substance, et que tout analyser empêchait d’apprécier le texte puisqu’on ne le lit pas comme un lecteur lambda, sans devoir se poser de questions. La réflexion est intéressante.
D’ailleurs, j’ai toujours eu une petite réserve sur le commentaire de texte. En effet, qui nous dit que notre analyse est bonne et que nous ne faisons pas de formidables contresens ? Comment le professeur sait-il qu’il a raison, comment peut-il juger de la pertinence d’une analyse ? Qui, à part l’auteur du texte lui-même, peut expliquer réellement ce qu’il a voulu dire ? L’auteur s’était-il posé toutes ces questions de construction, de vocabulaire en écrivant son oeuvre ? Le commentaire de texte est, au fond, purement subjectif… Même chez le professeur.
Je pense d’ailleurs que plus un texte est ancien, plus il est difficile de l’interpréter: les sources se perdent, le contexte d’écriture est incertain ou moins connu… Notre analyse contemporaine n’en devient que plus contestable, surtout en ce qui concerne les textes de l’Antiquité ou du Moyen-Age.
Il est arrivé, à deux reprises, que des collégiens me disent avoir acheté le Mooga pour en faire un exposé devant leur classe. J’aurais été curieux d’assister à leur exposé et de voir comment ils avaient analysé mon livre, afin de savoir si ce qu’ils en pensaient collait vraiment à ce que j’avais voulu faire. Dans ce cas, ils peuvent en effet échanger l’auteur en chair et en os !
Voilà pour la chronique de la semaine ! Je n’ai évidemment pas l’intention de contacter le ministère de l’Education nationale pour leur dire qu’il faut cesser les commentaires de texte ou les exposés littéraires, ce ne sont que mes réflexions ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! A très vite, et… soyez heureux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *