Zoom sur les biographies familiales

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler des biographies familiales. Je viens de terminer la lecture d’un livre de ce genre. Voilà les réflexions que cette lecture m’a inspirées.
D’abord, qu’est-ce qu’une biographie familiale ? Il s’agit donc de raconter, chronologiquement, l’histoire de ses ancêtres, de sa famille, avec dates et parfois photos à l’appui. Le but étant de laisser une trace et un témoignage pour ses descendants.
J’ai toujours été réservé sur le genre des biographies familiales, parce que j’ai toujours eu le sentiment que cela s’adressait avant tout aux proches de l’auteur et que l’intérêt pour le grand public était assez limité. En lisant cette biographie familiale, j’étais un peu gêné parce que j’avais l’impression de rentrer dans l’intimité d’une famille. En clair, de lire des choses qui ne me regardaient pas. Les événements qui y sont relatés sont familiers pour les proches, mais pas pour le lecteur.
Il faut savoir ce qu’on veut raconter et avec qui on veut le partager. Je pense qu’une biographie familiale n’a d’intérêt pour le public que si elle a un message particulier à faire passer: une leçon de vie à partager, un témoignage à caractère historique à transmettre, des informations à apporter aux lecteurs, soulever un débat de société… Autrement, le risque est que le texte se rapproche plus du journal intime. Dans ce cas, mieux vaut quel le livre soit simplement imprimé, plutôt que commercialisé.
La question aussi est de savoir qui doit rédiger cette biographie familiale. Plutôt un membre de la famille lui-même ? Auquel il s’agirait d’une autobiographie familiale, ou un écrivain extérieur à la famille ? Je pense que la deuxième option est la meilleure. Il existe des écrivains ou des maisons d’édition spécialisés dans les biographies familiales. L’écrivain biographe travaille en général à partir d’entretiens avec la personne demandeuse d’une biographie. L’écrivain aura plus de recul, saura proposer un texte structuré avec un plan, des chapitres, saura écarter ce qui est hors-sujet… Une objectivité qui n’est pas toujours évidente à avoir lorsqu’il s’agit de parler de soi et de sa propre famille.
Evidemment, je ne condamne pas les biographies familiales, mais je pense qu’elles doivent être rédigées et partagées dans certaines conditions.
N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ! A bientôt !

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