Peut-on republier son livre dans une nouvelle maison d’édition ?

Chronique de la semaine !
On a déjà parlé de la publication d’un livre. Aujourd’hui, on va parler de la republication d’un livre. Est-il possible de republier son livre dans une nouvelle maison d’édition, après une première parution ?
La réponse est « oui, mais ».
La question de la republication peut se poser lorsqu’un contrat chez une première maison d’édition prend fin. Si l’auteur veut continuer à vendre son livre et à être présent sur le marché, il peut tenter de republier son livre dans une nouvelle maison d’édition. En général rien ne l’interdit.
Mas les choses ne sont pas si simples. Republier son livre dans une nouvelle maison d’édition, c’est certes reprendre ses droits sur le manuscrit, mais c’est aussi, quelque part, donner une nouvelle identité au livre. Chaque maison d’édition est différente, et a ses propres exigences. Un vrai travail de publication avec une nouvelle maison d’édition suppose un nouveau travail éditorial sur le texte, une nouvelle illustration de couverture, une nouvelle mise en page… Bref, republier son livre, c’est accepter de tout reprendre à zéro en faisant table rase de la première publication.
Justement, faire table rase de la première publication n’est pas si simple. Le livre va longtemps rester référencé comme une publication de la première maison d’édition. Les fiches de ventes en ligne ne disparaissent pas forcément, en tout cas pas dans l’immédiat. Se pose aussi la question de la fin des ventes du premier livre. Tout le stock doit être écoulé lors de la rupture du contrat, ou alors détruit.
Enfin, il peut s’écouler un temps considérable entre la rupture du premier contrat (disparition des fiches…) et la republication dans une nouvelle maison d’édition. Une bonne maison d’édition prendra son temps pour publier un livre: quelques mois, souvent même quelques années.
Enfin, les maisons d’édition n’acceptent pas toujours d’être une publication de deuxième main. La demande de republicaion d’un livre déjà publié n’est pas toujours bien vue: pourquoi republier ce qu’un autre a déjà publié ? Les maisons d’édition préféreront bien souvent des nouveautés, plutôt que d’hériter du texte d’une autre maison d’édition. Cela peut susciter des interrogations: qu’a-t-il pu se passer pour que le contrat soit rompu ? Y a-t-il eu conflit avec l’ancien éditeur ?
C’est pour éviter ces désagréments que, en ce qui me concerne, j’ai opté pour l’auto-édition. Cela a été beaucoup plus rapide -la transition entre la première publication et l’auto-édition s’est faite sans accroc, j’ai toujours eu des livres à disposition-, cela m’a permis de conserver le livre quasiment tel qu’il avait été publié, et cela n’a rien changé pour les lecteurs.
Voilà pour la chronique de la semaine ! N’hésitez pas donner votre avis ! Soyez heureux !

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