L’art du suspense

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du suspense.
Qu’est-ce que le suspense ? Le suspense est l’art de tenir le lecteur en haleine en suscitant chez lui une attente angoissée et une envie pressante de découvrir la suite de l’histoire. Le suspense intervient en effet au moment où la suite du récit est très incertaine.
Dans quel type d’oeuvre retrouve-t-on le suspense ? Le suspense est ce qu’on attend en lisant un thriller, un livre policier, de la science-fiction, un livre d’horreur, et bien sûr du fantastique et de l’aventure ! Le suspense est même considéré comme un style à part entière.
Comment mettre en scène le suspense ? Le suspense, c’est d’abord l’art de suggérer, de faire travailler l’imagination du lecteur au lieu de montrer directement tout de suite. Ensuite, le suspense passe, au moment opportun, par un ralentissement du rythme des scènes, de l’histoire et des descriptions, au moment où l’attention du lecteur est au plus haut. Globalement, le suspense consiste à faire monter la tension. Il doit arriver au meilleur moment : quand une révélation est sur le point de se faire, quand les personnages traversent un moment délicat, lorsqu’une scène d’action se prépare, quand on attend la réaction d’un personnage face à un événement particulier… Dans un film, le suspense peut être intensifié par la façon de filmer, la lumière utilisée, et une musique de circonstance.
Pourquoi apprécie-t-on le suspense ? Avec le stress et l’inquiétude, le suspense réveille certes des émotions certes négatives, mais que le lecteur prend en fait plaisir à éprouver. Un bon suspense est le signe que l’écrivain a su captiver son lecteur.
Mais le suspense ne doit pas durer trop longtemps non plus ! Il doit avoir une raison d’être : le suspense doit toujours aboutir sur quelque chose, et non laisser le lecteur sur sa faim. Autrement, le risque est de lasser et de décevoir le lecteur. S’il y a bien quelque chose dont j’ai horreur, ce sont les cliffhangers auxquels il n’est jamais donné suite.
J’ai apposé la mention « suspense » sur la couverture de La malédiction du Mooga, d’abord parce que c’est une remarque que les tous premiers lecteurs du récit m’avaient faite: « Il y a du suspense, dis donc ! ». Comme vous le savez, il y a en effet un mystère qui sert de fil rouge à l’ensemble du récit: qui peut bien être le Mooga ? Le suspense est ensuite présent de façon plus ponctuelle, notamment quand John est sur le point de découvrir l’identité du monstre. Le suspense est aussi présent dans « La Jamélienne », mais de façon moins intense, puisque j’ai voulu, dans le deuxième tome, mettre davantage l’accent sur l’aventure et l’action.
En ce qui me concerne, j’adore les livres avec du suspense. C’est la garantie que je vais dévorer le livre !
Voilà pour la chronique de la semaine ! N’hésitez pas à donner vous aussi votre avis !

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