Faire un bon résumé

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du résumé. Du résumé du livre présent sur la quatrième de couverture. Qu’est-ce qu’un bon résumé ? Un livre s’achète en grande partie grâce au résumé, donc celui-ci doit être réussi !
Un bon résumé doit inciter le lecteur à rentrer dans le livre, sans trop en dire. Il doit présenter les personnages et les enjeux de l’intrigue. Il peut soulever des interrogations. Mais il ne doit pas être trop vague non plus. Evidemment, le résumé ne doit pas raconter la fin du livre ou la laisser deviner, mais seulement exposer la situation initiale et les péripéties qui s’annoncent. Le résumé doit être court ! Il doit être lu en quelques secondes. Inutile de le faire parcourir sur toute la quatrième de couverture, sinon le lecteur décrochera très vite.
Comme pour le titre d’un livre, je dirais aussi qu’un résumé doit être instinctif. Il ne faut pas trop y réfléchir. Il faut se demander: « Que raconte le livre ? » Et pouvoir répondre en quelques phrases. Je me souviens que j’avais écrit le résumé du Mooga d’un seul jet, et je n’ai pas changé un mot depuis. Pour La Jamélienne, j’ai dû y réfléchir davantage parce que l’intrigue est plus complexe et plus riche. Plus l’intrigue d’un livre est complexe, plus le résumé est difficile à rédiger. La priorité, dans tous les cas: viser la simplicité.
Comment terminer le résumé ? Pour moi, la ponctuation est importante car elle envoie certains messages. En terminant le résumé par trois petits points de suspension, le résumé évoque un mystère et laisse la porte ouverte sur la suite du récit ainsi que sur les révélations que le lecteur peut y trouver. Avec un résumé qui se termine par un ultime point d’interrogation, le résumé évoque un livre à l’intrigue plutôt haletante.
Quand je présente mon livre à l’oral, lors des salons, les visiteurs me disent parfois « Ne me racontez pas tout ! » mais je ne dis rien de plus que ce qu’il y a sur la quatrième de couverture. Le résumé de La Jamélienne ne révèle d’ailleurs pas la fin de La malédiction du Mooga.
En conclusion, si votre résumé est réussi, il incitera le lecteur à en savoir plus, et dans le meilleur des cas à acheter l’ouvrage. Sinon, c’est que le livre ne l’inspire tout simplement pas !
A la semaine prochaine pour une semaine chronique !

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