De l’art de faire un titre

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler du titre d’un livre. Qu’est-ce qu’un titre, ou plutôt un bon titre ?
Pour moi, un bon titre est un titre qui dit l’essentiel. Le titre doit être à lui seul un résumé du livre. Je pense qu’il doit de préférence être court : un ou deux mots peuvent suffire. J’apprécie les titres de livres sans articles définis, par exemple « Sortilèges embrumés » de Kévin François. Je trouve cela plus percutant. En revanche, j’éviterais les longues phrases avec des verbes conjugués et des propositions subordonnées.
Certains titres peuvent cependant justifier de leur longueur quand il s’agit d’une saga. Apparait alors l’option des sous-titres. C’est par exemple le cas avec la saga « Les sept portes de l’Apocalypse », éditée chez le Héron d’argent avec différents sous-titres pour chaque tome: « La Croisade des Carpates », « Le Graal de l’inframonde »…
Mais un titre est pour moi avant un tout un titre qui doit venir instinctivement. Il ne faut pas trop y réfléchir ! Il suffit de se demander: quels sont les mots clés du livre, de quoi parle-t-il ? J’ai trouvé très rapidement le titre « La Jamélienne » car il s’imposait de lui-même. Je crois même que je l’avais trouvé avant de commencer à écrire l’histoire. En revanche, cela a mis un peu plus de temps pour « La malédiction du Mooga ». J’ai trouvé le titre après avoir commencé à écrire quelques chapitres. J’avais cependant une certitude : je voulais que le terme « malédiction » apparaisse.
Le titre doit aussi être intrigant et donner envie au lecteur d’en savoir plus, et l’inciter à lire le résumé. Le titre doit en dire peu, tout en en disant assez pour intéresser ! Parfois, dans les allées des salons, on me demande ce que veut dire « La Jamélienne ». Alors je réponds: « ça, il faut lire le livre pour le savoir » ! Surtout que ce terme, complètement inventé par mes soins, ne se trouve pas dans le dictionnaire !
Enfin, je dirais que la place et le visuel du titre ont aussi leur importance : le titre doit pour moi éviter de prendre plus de deux lignes et d’envahir toute la couverture. On peut aussi adapter sa police et sa couleur en fonction du thème du livre. Les titres de mes livres ont été écrits en rouge sur fond noir. On ne m’a pas laissé le choix mais j’ai trouvé ce visuel assez adapté.
Et vous, quelle est votre opinion sur le sujet ? N’hésitez pas à réagir !

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