Adapter son écriture en fonction des lecteurs

Chronique de la semaine !
Aujourd’hui, on va parler de l’écriture… Bien sûr ! Mais de la façon dont on peut adapter son style d’écriture en fonction du public. On n’écrit pas de la même façon pour un public de lecteurs enfants, adolescents ou adultes.
Un roman adapté à la jeunesse est pour moi avant tout un roman facile à lire. Cela signifie : des descriptions simples, une histoire facile à comprendre, des images, des couleurs, des notes explicatives pour les enfants. C’est aussi mettre en scène des personnages du même âge que les jeunes lecteurs, qui pourront ainsi se reconnaître dans les protagonistes.
Un roman adapté à toute la famille touchera aussi bien des jeunes que des adultes. Le roman met en scène des personnages de tout âge, dont des jeunes, mais soulève des problématiques adultes : le pouvoir, la guerre, l’argent… Le roman est plus réaliste. Mais il suggère, plutôt que de tout montrer.
Un roman pour adultes se joue au niveau du langage employé par l’auteur et de la gravité du sujet abordé. Il va plus loin dans les descriptions concernant la violence, la sexualité… Les tabous sont levés.
Faut-il forcément penser au public ciblé par un roman avant de publier ? Ce n’était pas mon cas en écrivant le Mooga et la Jamélienne, puisque ces romans n’étaient même pas destinés à être publiés ! Mais comme j’étais ado lorsque je les ai écrits, j’ai mis en scène des personnages qui avaient mon âge. C’est pourquoi mes romans conviennent naturellement bien aux ados. Mais les adultes aiment aussi ! En ce qui concerne « Les dragons de Venise », j’ai vraiment dû réfléchir à la façon dont je pouvais écrire pour intéresser des lecteurs de tous âges. Je ne devais pas faire des descriptions trop encyclopédiques, parler de sujets sérieux tout en restant accessible… Mais vous me donnerez votre avis en lisant « Les dragons de Venise » d’ici quelques mois, n’est-ce pas ?
Un écrivain doit-il forcément être classé pour une certaine tranche d’âge de lecteurs ? Je ne crois pas qu’on puisse enfermer un auteur dans une case « auteur pour enfants », « auteur pour adultes »… Ce serait s’imposer des contraintes. Mais chaque écrivain reste libre bien entendu. Si je devais écrire un conte pour enfants, je pense que je pourrais. Mais je me sens plus à l’aise dans les romans destinés à toutes les générations.
Voilà pour la chronique de la semaine ! N’hésitez pas à réagir, et à très vite !

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